L’enveloppe des prothèses mammaires

Prothèse mammaire anatomique

Prothèse mammaire texturée

La surface de l’enveloppe est irrégulière. Il y a mois de risque de coque et de rotation de l’implant.

Prothèse mammaire lisse

Le risque de rotation est plus important car la prothèse s’accroche plus difficilement aux tissus avoisinants. Le risque de coque est plus important

Prothèse mammaire lisse

Le remplissage des prothèses mammaires

Les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe et d’un produit de remplissage. L’enveloppe est toujours constituée d’un élastomère de silicone. Les prothèses diffèrent par leur contenu, c’est-à-dire le produit de remplissage contenu au sein de l’enveloppe.

Gel de silicone :

La majorité des prothèses actuellement posées en France et dans le monde sont préremplies de gel de silicone. Ces implants sont utilisés depuis plus de 40 ans et ont fait la preuve de leur innocuité et de leur excellente adaptation à ce type de chirurgie car ils sont très proches de la consistance d’un sein normal. Ils ont par ailleurs bien évolué, en particulier à la fin des années 1990, afin de corriger les faiblesses que l’on pouvait leur reprocher. Aujourd’hui, tous les implants disponibles en France sont soumis à des normes précises et rigoureuses : marquage CE (Communauté Européenne) et autorisation de l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé).
Les innovations récentes des nouveaux implants, concernent les enveloppes et le gel : les enveloppes, dont la paroi est aujourd’hui beaucoup plus solide, empêchent la « transpiration » du gel vers l’extérieur et ont une résistance à l’usure très supérieure ; les gels de silicone « cohésifs », dont la consistance est plus solide, limitent beaucoup le risque de fuite de silicone en cas de rupture de l’enveloppe.
L’implant mammaire à base de silicone nécessite un suivi clinique et radiologique très rigoureux.

Sérum physiologique :

Les prothèses sont remplies d’eau salée qui est un constituant du milieu intérieur du corps humain. Le contenu est d’autant plus inoffensif qu’il peut être résorbé par les tissus en cas de fuite. Néanmoins, leur consistance est ferme, il existe souvent des plis sensibles ou parfois visibles sur la peau, et elles sont parfois sujettes à des dégonflements brutaux.

Différentes formes de prothèses mammaires

Prothèse mammaire ronde :

Les prothèses mammaires rondes donnent un aspect plus bombé de la partie haute du sein. En cas de rotation de prothèse, la forme du sein ne change pas.

Prothèse mammaire ronde
Prothèse mammaire anatomique

Prothèse mammaire anatomique :

Les prothèses anatomiques ont une forme en goutte ou en poire, ce qui donne un aspect plus naturel en particulier chez les patientes très minces ou ayant peu de glande mammaire. En cas de rotation de la prothèse, le sein est déformé car la prothèse est asymétrique. Une nouvelle intervention est alors nécessaire pour remettre en place la prothèse. La différence implant rond ou anatomique n’est significative que lorsque la glande est peu développée ou les tissus minces.

Durée de vie des prothèses mammaires

  • Gel de silicone :
    Les prothèses mammaires actuellement utilisées sont le résultat d’une innovation permanente qui se traduit par une augmentation de leur résistance et de leur fiabilité. Elles sont en gel cohésif, ce qui signifie qu’en cas d’usure de l’enveloppe, le contenu ne répand pas à l’extérieur. Il n’est donc pas nécessaire de les changer à titre systématique tous les 10 ans.
    La durée de vie d’un implant ne peut être évalué précisément car elle dépend de la survenue de l’usure de la prothèse et de la réaction du corps. La durée de vie d’un implant ne peut donc être garantie. Chez une femme jeune, il est à priori nécessaire de réaliser au moins au changement au cours de la vie. On peut estimer que ce changement survient en moyenne entre 10 et 20 ans.
  • Sérum physiologique :
    La durée de vie des implants en silicone est d’environ 10 ans. Leur changement est nécessaire suite à un dégonflement ou à un changement de forme de la prothèse (plis, coques). Si une seule prothèse se dégonfle, il est préférable de changer les deux pour mettre un implant neuf des deux côtés.

Surveillance des prothèses mammaires

Les recommandations de l’AFSSAPS sont les suivantes :

  • Consultation 3 mois après l’implantation, lorsque la réaction inflammatoire atteint son acmé,
  • Consultation 1 an après l’intervention, pour apprécier l’état de la cicatrice!
  • Consultation en cas de complication, de suspicion de complication ou de traumatisme et au minimum tous les 5 ans.

La présence de l’implant mammaire doit être spécifiée par la patiente à tout médecin qui la prend en charge.

Une mammographie peut toujours être réalisée. Dans le cadre du dépistage du cancer du sein, les recommandations officielles recommandent une mammographie tous les 2 ans après l’âge de 35 ans. En cas d’implants mammaires, une technique particulière de mammographie est réalisée (mammographie numérisée). En cas de suspicion de rupture de d’un implant, d’autres examens d’imagerie peuvent être réalisés (l’IRM est le meilleur examen pour évaluer l’intégrité de l’enveloppe de l’implant et détecter une fuite de silicone).

Questions/Réponses sur les prothèses mammaires

  • Grossesse/allaitement :
    Après une mise en place de prothèses mammaires, une grossesse est envisageable sans aucun danger, ni pour la patiente ni pour l’enfant mais il est recommandé d’attendre au moins six mois après l’intervention. Pour ce qui concerne l’allaitement, il est possible si la prothèse a été mise en place par une cicatrice sous-mammaire ou axillaire. L’allaitement est déconseillé si la cicatrice est située dans l’aréole car il existe une interruption des canaux galactophores.
  • Maladies auto-immunes :
    Les études scientifiques ont unanimement apporté la preuve qu’il n’y a pas plus de risque de survenue de ce type de maladies rares chez les patientes porteuses d’implants (en particulier en silicone) que dans la population féminine générale.
  • Prothèses et cancer :
    Les études scientifiques ont démontrées que l’implantation de prothèses mammaires, y compris en silicone, n’augmente pas le risque de survenue d’un cancer du sein. Cependant, dans le cadre du dépistage du cancer après implantation, l’examen clinique et la palpation peuvent être perturbés surtout en cas de coque périprothétique ou de siliconome. De même, la présence des implants peut gêner la réalisation et l’interprétation des mammographies de dépistage à faire régulièrement. Il faut donc systématiquement préciser que vous êtes porteuses d’implants mammaires. Ainsi, certaines techniques radiologiques spécialisées (incidences particulières, images numérisées, échographie, IRM, etc.) pourront être utilisées en fonction des cas. Par ailleurs, en cas de doute diagnostique sur un cancer du sein, il faut savoir que la présence de prothèses peut requérir une exploration plus invasive pour obtenir une certitude diagnostique.