Le lifting cervico-facial retend les tissus profonds et la peau du visage et du cou pour corriger l’affaissement lié à l’âge : bajoues, ovale empâté, cou relâché, plis d’amertume. Il ne change pas les traits ; il restitue au visage sa structure d’une dizaine d’années auparavant, de façon naturelle, en remettant en tension le plan musculaire profond plutôt qu’en tirant sur la peau. Il est souvent associé à une blépharoplastie, à un lipofilling ou à une liposuccion du cou, et complété par des injections. Le Dr Jean-Philippe Binder, chirurgien plasticien, le pratique à la Clinique Les Martinets, à Rueil-Malmaison, où il reçoit le lundi et le samedi les patients des Hauts-de-Seine et de l’ouest parisien, de Saint-Cloud à Saint-Germain-en-Laye. Cette page décrit ce que le lifting corrige et ne corrige pas, le SMAS et le lifting du cou, les cicatrices, la convalescence semaine par semaine, les risques, la durée du résultat et le tarif.

En bref

  • Anesthésie générale, ou locale approfondie
  • Durée 1 h 30 à 3 heures
  • Hospitalisation une nuit
  • Arrêt d’activité 8 à 15 jours, bleus visibles jusqu’à 3 semaines
  • Sport après 4 à 6 semaines
  • Fils retirés entre le 8e et le 15e jour
  • Résultat à 2-3 mois, cicatrices à 12 mois
  • Prise en charge non
  • Tabac arrêt complet un mois avant et jusqu’à cicatrisation

À qui s’adresse le lifting cervico-facial ?

Aux femmes et aux hommes, en général entre 45 et 70 ans, gênés par le relâchement de l’ovale et du cou, dès lors que les injections ne suffisent plus. La SOFCPRE indique qu’il peut être réalisé dès que les signes de vieillissement apparaissent, relâchement des joues et du cou, dégradation des lignes du visage, et qu’une demande motivée est formulée, généralement à partir de 40 ou 45 ans.

Il faut une bonne santé générale et l’arrêt complet du tabac, qui expose à des nécroses de la peau décollée. Un poids stable est préférable, car un amaigrissement après l’intervention relâche de nouveau les tissus. Lorsque le relâchement est modéré, un lipofilling ou des injections peuvent être proposés d’abord ; lorsque le regard est en cause, la blépharoplastie est associée, car le lifting ne modifie pas l’aspect des paupières.

Ce que corrige un lifting, et ce qu’il ne corrige pas

Le lifting cervico-facial traite l’affaissement des tissus depuis les tempes jusqu’aux bajoues, et le cou. Il corrige la chute des joues et des bajoues, l’ovale empâté, les plis d’amertume, l’excès de peau et de graisse sous le menton, les cordes verticales du cou liées au relâchement du muscle platysma. Il traite aussi l’excès ou le manque de graisse : une surcharge est aspirée, un visage émacié est regarni par lipofilling. Le visage est ainsi « restructuré » et retrouve l’aspect qui était le sien quelques années auparavant.

Il ne corrige pas tout. Les rides d’expression, la patte d’oie, les rides du contour de la bouche ne sont pas modifiées ; les rides profondes sont atténuées par la tension exercée sur la peau, sans disparaître. La qualité de la peau elle-même, fripé, taches, ridules, relève de traitements de surface, laser, peeling ou skinboosters. Les paupières ne sont pas corrigées par un lifting cervico-facial isolé, pas plus que le front et les sourcils, qui relèvent d’un lifting frontal ou temporal. Un lifting bien indiqué n’est donc qu’une partie du rajeunissement du visage.

Les alternatives et les compléments

Avant le stade du lifting, ou chez ceux qui ne souhaitent pas de chirurgie, les injections d’acide hyaluronique restaurent les volumes des pommettes et de la ligne mandibulaire et comblent les sillons, pour 8 à 24 mois ; les injections de toxine botulique détendent les muscles abaisseurs du cou et des commissures. Ces traitements atténuent le relâchement, mais ne suppriment ni les bajoues ni l’excédent de peau, qui ne peuvent être corrigés que chirurgicalement.

Le lipofilling du visage, greffe de la propre graisse du patient, restaure durablement les volumes des pommettes, des tempes et des cernes ; seul, il convient aux premiers stades du vieillissement, et il est souvent associé au lifting pour harmoniser le résultat. La blépharoplastie traite les paupières, et un lifting temporal ou frontal la chute des sourcils. Après le lifting, injections et soins de la peau entretiennent le résultat et retardent une nouvelle intervention.

La consultation et le devis

Le Dr Binder réalise les photographies standardisées d une patiente lors de la consultation
Photographies standardisées réalisées lors de la consultation

Deux consultations sont nécessaires. Elles analysent l’affaissement des tissus, la qualité de la peau, le cou, les volumes et les attentes, et fixent l’étendue du geste et les gestes associés. Il est important de signaler toutes les imperfections que vous souhaitez voir corrigées : c’est à partir de cette demande que le Dr Binder évalue le résultat possible et les techniques à employer, et il peut déconseiller l’intervention ou proposer une alternative. Des photographies standardisées sont réalisées, parfois comparées à des photographies de jeunesse. Le devis et la fiche d’information de la Société française de chirurgie plastique sont remis, avec un délai de réflexion de quinze jours.

Consultation d’anesthésie au moins 72 heures avant, bilan sanguin, arrêt complet du tabac un mois avant et jusqu’à cicatrisation, cigarette électronique comprise ; pas d’aspirine ni d’anti-inflammatoire dans les dix jours précédents ; cheveux lavés la veille, pas de coloration dans le mois qui suit ; à jeun six heures avant. Lire les consignes préopératoires et le protocole de préparation cutanée.

Le SMAS et les plans profonds

Le principe du lifting moderne tient en une double action. Sous la peau du visage se trouve une nappe fibreuse et musculaire, le SMAS (système musculo-aponévrotique superficiel), qui se prolonge au cou par le muscle platysma. C’est ce plan qui s’affaisse avec l’âge et entraîne la peau avec lui. Le lifting le remet en tension de manière précise et dosée, vers le haut et l’arrière, pour corriger l’affaissement profond tout en conservant au visage son expression naturelle.

La peau est ensuite simplement redrapée sur les nouveaux galbes, sans traction excessive, et l’excédent est retiré. Cette double action donne un résultat naturel, car la peau n’est pas tirée, durable, car le plan musculaire est solide, et des suites plus simples, car la peau, peu traumatisée, marque moins. L’aspect « tiré » des anciens liftings purement cutanés est ainsi évité. L’étendue du décollement et le mode de traitement du SMAS, plicature, section et remise en tension, sont adaptés à chaque visage.

Le lifting du cou

Le cou vieillit de trois façons : la peau se relâche et se plisse, la graisse s’accumule sous le menton, et le muscle platysma se détend, formant des cordes verticales et effaçant l’angle entre le menton et le cou. Le lifting cervico-facial traite les trois. Le platysma est remis en tension vers l’arrière, par les incisions du lifting situées derrière les oreilles, sans incision supplémentaire sous le menton.

La surcharge graisseuse du menton et du cou est traitée dans le même temps par une liposuccion à la fine canule ou aux ciseaux. Chez un patient jeune dont la peau est encore élastique, une liposuccion du menton isolée peut suffire ; lorsque la peau est relâchée, seule la remise en tension du platysma et le retrait de l’excès cutané redessinent l’angle du cou. La fiche de la SOFCPRE signale qu’une reproduction partielle du relâchement sous le menton est possible lorsque la ptose était importante.

Les cicatrices et leur emplacement

Les incisions sont dessinées pour être cachées. Elles commencent dans les cheveux de la tempe, descendent devant l’oreille en suivant le relief du tragus, contournent le lobe, remontent derrière l’oreille dans le sillon et se perdent dans les cheveux de la nuque. Une fois cicatrisée, la seule zone un peu visible se situe devant le lobe de l’oreille ; elle est temporairement masquée par la coiffure ou le maquillage.

Les cicatrices sont rosées et un peu indurées pendant les premiers mois et ne s’atténuent que vers le sixième mois, pour devenir discrètes à un an. Chez l’homme, la peau plus épaisse, le déplacement des zones de barbe et une chevelure plus clairsemée masquent moins bien les cicatrices, et le tracé est adapté. Les sutures sont faites sans tension pour éviter l’élargissement ; en cas de cicatrice épaissie ou de chute de cheveux localisée à la tempe, une retouche est possible après six mois à un an. Voir la page Correction de cicatrices.

L’intervention

Relâchement de la peau du cou et de l ovale du visage (image de banque)
Relâchement du cou et de l ovale, corrigé par le lifting cervico-facial

Sous anesthésie générale, l’intervention dure d’une heure et demie à trois heures, selon l’étendue des corrections et les gestes associés. Les incisions sont cachées dans les cheveux de la tempe, suivent le contour de l’oreille, passent derrière le lobe et se perdent dans les cheveux de la nuque. La peau est décollée sur une étendue adaptée au relâchement, puis le plan profond, le SMAS au visage et le muscle platysma au cou, est remis en tension vers le haut et l’arrière : c’est lui qui assure le résultat et sa durée.

La graisse en excès du cou ou des bajoues est aspirée ; un lipofilling des pommettes, des tempes ou des cernes est réalisé si les volumes manquent. La peau est ensuite redrapée sans tension excessive et l’excès retiré. Une lame de drainage et un pansement enveloppant la tête sont mis en place jusqu’au lendemain. Une blépharoplastie peut compléter le geste dans le même temps.

L’anesthésie et l’hospitalisation

Le lifting est le plus souvent réalisé sous anesthésie générale ; une anesthésie locale approfondie par une sédation intraveineuse, dite vigile, est possible pour un lifting limité. Le choix est discuté avec l’anesthésiste et le chirurgien, et expliqué sur la page Anesthésie. L’hospitalisation dure une nuit à la Clinique Les Martinets : entrée le matin, retrait du pansement et des drains le lendemain, sortie accompagné. La SOFCPRE indique une hospitalisation habituelle de 24 à 48 heures.

Les suites et la convalescence

  • Douleurs peu importantes, plutôt une sensation de tension et d’engourdissement des joues et des oreilles, surtout derrière les oreilles, calmées par des antalgiques simples.
  • Pansement et drains retirés le lendemain ; cicatrices laissées à l’air.
  • Gonflement et bleus pendant deux à trois semaines, souvent plus marqués le deuxième jour, descendant vers le cou et le menton ; dormir la tête surélevée ; repos et absence d’effort les dix premiers jours.
  • Fils retirés entre le huitième et le quinzième jour ; shampoing doux possible après quelques jours ; maquillage des bleus possible après une semaine.
  • Induration des zones décollées, plus palpable que visible, pendant un à trois mois ; sensibilité des joues et des oreilles revenant en quelques mois.
  • Reprise de la vie sociale après 8 à 15 jours ; sport après quatre à six semaines ; soleil et sauna évités deux mois ; coloration des cheveux après un mois.

Semaine par semaine

Période Ce qui se passe
Jour 1 Retrait du pansement et des drains, sortie de la clinique ; visage gonflé, sensation de tension.
Semaine 1 Gonflement et bleus maximaux les deux premiers jours puis en décrue ; repos, tête surélevée, alimentation souple ; présentable pour les proches vers le cinquième ou sixième jour.
Semaine 2 Retrait des fils entre le huitième et le quinzième jour ; bleus jaunissants, masquables ; reprise d’une activité calme vers le douzième jour.
Semaines 3 et 4 Bleus disparus, gonflement résiduel discret ; vie sociale et professionnelle normale ; reprise progressive du sport à partir de la quatrième semaine.
Mois 2 et 3 Induration et engourdissement en voie de disparition ; résultat apprécié ; fin des restrictions, soleil avec protection.
6 à 12 mois Cicatrices affinées et pâlies ; sensibilité normale ; résultat définitif.

Les risques et complications

Le lifting cervico-facial, même réalisé pour des motivations esthétiques, reste une intervention chirurgicale, soumise aux aléas des tissus vivants. Les suites sont en général simples lorsqu’il est réalisé dans les règles, et les vraies complications rares, mais vous devez en être informé :

  • hématome dans les premières heures, pouvant imposer une évacuation rapide au bloc ; c’est la complication la plus fréquente, et la raison de la nuit d’hospitalisation et du drainage ; une tension douloureuse et asymétrique du visage doit être signalée sans délai ;
  • infection, exceptionnelle ;
  • souffrance ou nécrose de la peau décollée, surtout derrière l’oreille, rare, nettement favorisée par le tabac, retardant la cicatrisation et pouvant laisser une cicatrice élargie ;
  • atteinte d’une branche du nerf facial, avec asymétrie du sourire, de la bouche ou du front, exceptionnelle, en règle transitoire et récupérant en quelques mois, très rarement définitive ; plus rarement encore, atteinte du nerf spinal, qui commande l’élévation de l’épaule ;
  • engourdissement du lobe de l’oreille et des joues pendant plusieurs mois, la sensibilité revenant le plus souvent en trois à douze mois ;
  • cicatrices élargies, épaissies ou chéloïdes, imprévisibles, demandant des traitements locaux parfois prolongés ; chute de cheveux temporaire devant la tempe ; déformation du lobe de l’oreille ;
  • gonflement persistant au-delà du troisième mois, nécessitant des massages ; asymétrie ou résultat jugé insuffisant, pouvant justifier une retouche après un an.

Les risques de l’anesthésie vous sont exposés par l’anesthésiste lors de sa consultation.

Le tabac

Le lifting comporte un décollement étendu de la peau, dont la survie dépend de petits vaisseaux. Le monoxyde de carbone et la nicotine réduisent l’oxygénation des tissus : chez le fumeur, les retards de cicatrisation et les nécroses de la peau décollée sont nettement plus fréquents, ainsi que les infections et les complications respiratoires de l’anesthésie. Le Dr Binder demande l’arrêt complet du tabac au moins un mois avant et jusqu’à cicatrisation, soit environ quinze jours après ; la cigarette électronique avec nicotine est considérée de la même manière. Un substitut nicotinique peut être prescrit, et un test urinaire peut être demandé le jour de l’intervention, qui serait annulée en cas de positivité.

Le résultat et sa durée

Le visage est reposé et l’ovale redessiné dès la troisième semaine ; le résultat s’apprécie à deux ou trois mois, et les cicatrices s’estompent sur un an. Le visage n’a pas d’aspect « chirurgical » : il a retrouvé approximativement les traits qui étaient les siens huit à douze ans auparavant, avec un aspect reposé et rafraîchi. Le résultat doit rester naturel : le but est d’améliorer, non de transformer, et d’apporter une amélioration, non la perfection.

L’effet dure en moyenne une dizaine d’années, davantage avec une bonne hygiène de vie, sans tabac ni excès de soleil, et avec un poids stable. Le vieillissement reprend ensuite son cours, mais à partir d’un visage rajeuni : le bénéfice ne disparaît pas, il s’atténue. Des techniques plus légères, injections, lipofilling, soins de la peau, pratiquées régulièrement, entretiennent le résultat et retardent une nouvelle intervention.

Le lifting secondaire

Au bout d’une dizaine d’années, une nouvelle intervention peut être envisagée. Le lifting secondaire reprend le plus souvent les cicatrices initiales et remet en tension le plan profond ; il est souvent moins étendu que le premier et ses suites plus simples. Il demande une analyse attentive des cicatrices existantes, de la position de la ligne des cheveux et des lobes d’oreille, et de la quantité de peau disponible. Un lipofilling peut parfois suffire à améliorer le galbe du tiers moyen du visage sans nouveau lifting.

Une retouche à distance de la première intervention, pour une asymétrie, une cicatrice ou une récidive localisée du relâchement sous le menton, se discute selon le bénéfice attendu par rapport aux risques, sur des tissus stabilisés, soit après six mois à un an. Ses suites sont en général plus simples que celles de l’intervention initiale.

À quel âge, et dans quels cas particuliers

Il n’y a pas d’âge, mais un stade. Opéré trop tôt, le bénéfice est faible pour une intervention lourde ; trop tard, la peau a perdu son élasticité et le résultat est moins naturel. La plupart des patients ont entre 45 et 70 ans ; passé 70 ans, l’état général et les traitements, notamment anticoagulants, sont évalués avec l’anesthésiste. Chez l’homme, le lifting comporte quelques particularités, peau plus épaisse, déplacement des zones de barbe, cheveux plus courts masquant moins les cicatrices, dont le Dr Binder vous entretient. Après un amaigrissement important, le relâchement du visage et du cou est souvent marqué et répond bien au lifting, à condition que le poids soit stabilisé depuis au moins six mois.

Tarif et prise en charge

Le lifting cervico-facial n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie, quelle que soit la gêne ressentie. Le Dr Binder exerce en secteur 2, à honoraires libres. Un devis personnalisé, valable trois mois, est remis en consultation ; un délai de réflexion de quinze jours sépare sa remise de l’intervention. Voir les pages Tarifs et Droits du patient.

Voir aussi : Lifting ou injections : que choisir ?.

Questions fréquentes

À quel âge faire un lifting ?

Il n’y a pas d’âge, mais un stade : quand le relâchement de l’ovale et du cou devient visible et que les traitements médicaux ne suffisent plus, le plus souvent entre 45 et 70 ans. Opéré ni trop tôt ni trop tard, le résultat est plus naturel et dure plus longtemps.

Le visage sera-t-il figé ou « tiré » ?

Non. Le lifting moderne agit sur le plan profond, le SMAS, et laisse la peau sans tension : les traits et l’expression sont conservés. L’aspect tiré est le signe d’un lifting cutané excessif, que la technique évite. Le visage retrouve simplement l’aspect qui était le sien quelques années auparavant.

Combien de temps dure le résultat ?

Une dizaine d’années en moyenne, davantage avec une bonne hygiène de vie, sans tabac ni excès de soleil. Le vieillissement reprend ensuite son cours à partir d’un visage rajeuni, et des injections ou un lipofilling entretiennent le résultat. Un lifting secondaire peut être envisagé au-delà de cette échéance.

Peut-on associer d’autres gestes ?

Oui : blépharoplastie, lipofilling des pommettes ou des tempes, liposuccion du cou, lifting du front ou des sourcils, traitement des lèvres. Les injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique restent utiles ensuite pour entretenir le résultat.

Où sont les cicatrices ?

Dans les cheveux de la tempe, devant l’oreille le long du tragus, autour du lobe, derrière l’oreille et dans les cheveux de la nuque. Seule la zone devant le lobe est un peu visible les premiers mois, masquée par la coiffure ou le maquillage.

Est-ce douloureux ?

Peu. Les patients décrivent plutôt une sensation de tension et d’engourdissement des joues et des oreilles, surtout derrière les oreilles, calmée par des antalgiques simples. Le gonflement et les bleus des deux premières semaines sont plus gênants que douloureux. L’engourdissement disparaît en quelques mois.

Quand peut-on reprendre le travail ?

Après 8 à 15 jours selon l’activité et la tolérance aux bleus. Schématiquement, on est présentable pour les proches vers le cinquième ou sixième jour, pour les amis vers le douzième, et il faut trois à quatre semaines pour que l’intervention passe inaperçue. Le sport reprend après quatre à six semaines.

Quel est le risque pour le nerf facial ?

L’atteinte d’une branche du nerf facial est exceptionnelle. Elle se traduit par une asymétrie du sourire ou du front, le plus souvent transitoire, qui récupère en quelques mois ; les séquelles définitives sont très rares. La dissection du plan profond est réalisée en respectant les trajets des branches nerveuses.

Que se passe-t-il en cas d’hématome ?

Un hématome survient dans les premières heures et se manifeste par une tension douloureuse, souvent asymétrique, du visage ou du cou. Il est dépisté pendant la nuit d’hospitalisation et, s’il est important, évacué rapidement au bloc pour protéger la peau. Son évacuation précoce n’altère pas le résultat.

Faut-il vraiment arrêter de fumer ?

Oui, complètement, un mois avant et jusqu’à cicatrisation. Le tabac multiplie les risques de nécrose de la peau décollée, de retard de cicatrisation et d’infection, et le Dr Binder peut annuler l’intervention en cas de tabagisme persistant. Des substituts nicotiniques et l’aide d’un tabacologue facilitent le sevrage.

Un lifting peut-il traiter seulement le cou ?

Un relâchement limité au cou, avec peu de bajoues, peut relever d’un lifting cervical seul, par les incisions situées derrière les oreilles, associé à une liposuccion. Chez un patient jeune à la peau élastique, une liposuccion du menton isolée suffit parfois. L’examen en consultation en décide.

Documents d’information

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Consultations à Rueil-Malmaison, Clinique Les Martinets, le lundi et le samedi. La consultation permet d’examiner le visage et de remettre un devis.

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Références

Recommandations et publications françaises :

  • Boucher F, Guerid S, Delay E. Incisions et technique opératoire de base du lifting cervicofacial. Ann Chir Plast Esthet 2017;62(5):399-405. doi:10.1016/j.anplas.2017.07.018
  • Pluvy I, Panouillères M, Garrido I, Pauchot J, Saboye J, Chavoin JP, et al. Smoking and plastic surgery, part II. Clinical implications: a systematic review with meta-analysis. Ann Chir Plast Esthet 2015;60(1):e15-e49. doi:10.1016/j.anplas.2014.09.011

Publications internationales :

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  • Gandra G, Silva BS, Horta R. Facelift Surgery and Nerve Injury: A Systematic Review and Meta-Analysis. Aesthetic Plast Surg 2025;49(20):5696-5711. doi:10.1007/s00266-025-04932-7
  • Azzi JL, Hadian A, Zabihi-Pour D, Omar Y, Urichuk M, Maas C, et al. Prevention of Hematoma in Patients Undergoing Facelift (Rhytidectomy): A Systematic Review and Meta-Analysis. Facial Plast Surg Aesthet Med 2026;28(3):260-266. doi:10.1177/26893614251393166