La chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique est une spécialité médicale à part entière, avec sa formation, son diplôme et sa qualification reconnue par l’Ordre des médecins. Elle répare ce que la maladie, un accident ou une malformation ont altéré, et modifie, à la demande d’une personne, une apparence qui la gêne. Le même chirurgien peut reconstruire un sein après un cancer le matin et réaliser une blépharoplastie l’après-midi : les techniques se nourrissent l’une de l’autre. Cette page explique en quoi consiste ce métier, comment on se forme, ce qui distingue un chirurgien plasticien qualifié de l’appellation de « chirurgien esthétique », comment vérifier la qualification d’un praticien et quelles règles encadrent son exercice. Le Dr Binder, chirurgien plasticien, exerce à l’Institut Curie, à Paris, et à la Clinique Les Martinets, à Rueil-Malmaison, non loin de Saint-Germain-en-Laye.

En bref

  • Spécialité chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, une seule et même discipline
  • Formation études de médecine, puis internat et diplôme d’études spécialisées
  • Qualification reconnue par le Conseil de l’Ordre des médecins
  • « Chirurgien esthétique » appellation d’usage, qui n’est pas une qualification
  • Vérifier annuaire en ligne du Conseil national de l’Ordre des médecins
  • Champs reconstruction après cancer, malformations, brûlures, main, esthétique
  • Déontologie pas de publicité, information loyale, devis, délai de réflexion

Une spécialité, deux versants

Le mot « plastique » vient du grec et renvoie à l’idée de modeler : le chirurgien plasticien déplace, remodèle et transfère des tissus, peau, graisse, muscle, pour restaurer une forme ou une fonction. La chirurgie reconstructrice, ou réparatrice, répare les conséquences d’une maladie, d’un traitement, d’un traumatisme ou d’une malformation : reconstruction du sein après mastectomie, couverture d’une perte de substance après l’exérèse d’une tumeur, correction d’une malformation congénitale.

La chirurgie esthétique modifie l’apparence d’une personne, à sa demande, sans visée thérapeutique ou reconstructrice. Elle n’est pas prise en charge et obéit à des règles propres : devis détaillé, délai de réflexion de quinze jours, établissement autorisé. Les deux versants reposent sur les mêmes connaissances anatomiques et les mêmes techniques ; l’expérience acquise dans l’un éclaire l’autre.

La formation

Le Dr Binder consulte un ouvrage de chirurgie plastique à son bureau
Le Dr Binder à son bureau

Devenir chirurgien plasticien demande de longues années de formation. Les études de médecine comptent six années de premier et deuxième cycles, à l’issue desquelles des épreuves nationales déterminent l’accès à l’internat dans une spécialité et une subdivision. Depuis la réforme du troisième cycle de 2017, la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique fait l’objet d’un diplôme d’études spécialisées (DES) propre, préparé en six ans d’internat, avec une dernière phase de consolidation au cours de laquelle l’interne, devenu docteur junior, exerce avec une autonomie progressive. Auparavant, la qualification passait par un diplôme d’études spécialisées complémentaires (DESC) de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.

La soutenance d’une thèse confère le titre de docteur en médecine. Le médecin s’inscrit ensuite au tableau de l’Ordre, qui reconnaît sa qualification de spécialiste. Beaucoup poursuivent par un clinicat, comme chef de clinique-assistant, fonction qui associe les soins, l’enseignement et la recherche, et complètent leur formation par des diplômes d’université, en microchirurgie ou en pathologie mammaire par exemple.

Le parcours du Dr Binder

Ancien interne des Hôpitaux de Paris, le Dr Binder est titulaire du DESC de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, d’un diplôme d’université de pathologie mammaire et d’un diplôme d’université de microchirurgie. Ancien chef de clinique-assistant à la faculté de médecine de Paris et ancien chirurgien des Hôpitaux de Paris à l’hôpital Saint-Louis, il est qualifié spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique par le Conseil de l’Ordre des médecins et accrédité par la Haute Autorité de santé. Il est chef du service de chirurgie plastique et reconstructrice de l’Institut Curie, à temps partiel, et exerce en libéral à Rueil-Malmaison. Son parcours est détaillé sur la page Dr Binder.

« Chirurgien plasticien » et « chirurgien esthétique »

L’appellation « chirurgien esthétique » n’est pas une qualification : il n’existe ni diplôme ni spécialité de ce nom reconnus par l’Ordre des médecins. La qualification de spécialiste qui couvre l’ensemble de la discipline, reconstructrice et esthétique, est celle de chirurgien plasticien, intitulée « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ».

Le code de la santé publique réserve la pratique de la chirurgie esthétique aux médecins qualifiés dans cette spécialité et, pour les actes qui relèvent de leur territoire anatomique, à certains autres spécialistes qualifiés, par exemple pour la face ou les paupières. L’appellation « chirurgien esthétique » peut donc recouvrir des formations très différentes ; seule la qualification inscrite à l’Ordre renseigne sur celle qu’a reçue le praticien. De même, la médecine esthétique, injections et techniques non chirurgicales, n’est pas une spécialité ; les produits injectables sont encadrés par des règles précisées sur la page Information légale sur les produits injectables.

Comment vérifier la qualification d’un praticien

La vérification est simple et gratuite. L’annuaire en ligne du Conseil national de l’Ordre des médecins permet de rechercher un médecin par son nom et sa commune : la fiche indique sa qualification, par exemple « chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique », son lieu d’exercice et son numéro d’identification.

  • la qualification figure aussi sur les ordonnances, la plaque et les documents du praticien ;
  • l’établissement où se déroule une chirurgie esthétique doit être autorisé pour cette activité ;
  • le praticien doit être assuré en responsabilité civile professionnelle ;
  • un devis détaillé et une information écrite sur l’intervention doivent vous être remis avant toute décision.

Les champs du métier

La chirurgie plastique intervient sur l’ensemble du corps, à tous les âges :

  • la reconstruction après cancer : reconstruction du sein, immédiate ou différée, chirurgie oncoplastique, couverture après l’exérèse de tumeurs de la peau comme le mélanome ou de sarcomes des tissus mous, par greffe ou lambeau ;
  • les malformations congénitales : seins tubéreux, syndrome de Poland, oreilles décollées, malformations de la face ou des membres ;
  • les brûlures et leurs séquelles : prise en charge des brûlés graves en centres spécialisés, puis correction des cicatrices rétractiles par greffes, lambeaux ou expansion cutanée ;
  • la chirurgie de la main : traumatismes des tendons, des nerfs et des vaisseaux, réimplantations par microchirurgie, une activité partagée avec les chirurgiens orthopédistes ;
  • la chirurgie esthétique du visage, des seins et de la silhouette, et la médecine esthétique ;
  • les situations intermédiaires : correction de cicatrices, chirurgie après amaigrissement massif, pertes de substance après traumatisme.

Aucun chirurgien plasticien n’exerce l’ensemble de ces champs au même degré : chacun oriente son activité. Celle du Dr Binder est centrée sur la chirurgie du sein, la reconstruction après cancer, la chirurgie des tumeurs de la peau, et la chirurgie et la médecine esthétiques.

Le travail en équipe pluridisciplinaire

Le chirurgien plasticien travaille rarement seul. En cancérologie, la stratégie de traitement de chaque patient est discutée en réunion de concertation pluridisciplinaire, qui rassemble chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes, radiologues et pathologistes : l’indication d’une reconstruction, son moment et sa technique y sont décidés en tenant compte de la chimiothérapie et de la radiothérapie. Pour un sarcome, une tumeur cutanée étendue ou une reconstruction complexe, le plasticien intervient souvent dans le même temps opératoire que le chirurgien qui retire la tumeur. C’est le cadre de l’activité du Dr Binder à l’Institut Curie.

La recherche et l’enseignement

La chirurgie plastique évolue grâce à la recherche clinique et à la transmission. Les chirurgiens hospitaliers forment les internes au bloc opératoire et en consultation, publient leurs travaux dans les revues de la spécialité et les présentent en congrès. Les sociétés savantes, comme la Société française de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (SOFCPRE), élaborent des recommandations et les fiches d’information remises aux patients ; le Collège français de chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique (CFCPRE) participe à l’enseignement de la spécialité. Le Dr Binder est membre de ces deux sociétés et du syndicat national de la spécialité ; en 2025, il a contribué au rapport du congrès de la SOFCPRE consacré au cancer en chirurgie plastique. Ses publications sont listées sur la page Dr Binder.

La déontologie

Le chirurgien plasticien est un médecin, soumis au code de déontologie médicale, intégré au code de la santé publique. La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce : la publicité est interdite, et l’information que le médecin diffuse sur son activité doit être loyale, claire et mesurée, sans superlatif, sans récit de patient et sans promesse de résultat. Les photographies avant et après ne peuvent être montrées qu’avec le consentement écrit des personnes concernées.

Avant toute intervention, le patient reçoit une information sur les bénéfices, les risques et les alternatives, et donne un consentement libre et éclairé. En chirurgie esthétique, la loi impose un devis détaillé et un délai de réflexion de quinze jours entre sa remise et l’intervention, sans acompte pendant ce délai. Le médecin peut refuser un acte qu’il estime inadapté ou disproportionné. Vos droits sont détaillés sur la page Droits du patient.

Voir aussi : Publications et presse, Votre parcours de patient.

Questions fréquentes

Quelle différence entre chirurgie plastique et chirurgie esthétique ?

La chirurgie esthétique est l’un des deux versants de la chirurgie plastique, l’autre étant la chirurgie reconstructrice. Le chirurgien plasticien qualifié est formé aux deux. La chirurgie esthétique modifie l’apparence à la demande de la personne, sans visée thérapeutique ; la chirurgie reconstructrice répare les conséquences d’une maladie, d’un traumatisme ou d’une malformation.

Combien d’années faut-il pour devenir chirurgien plasticien ?

Il faut compter environ douze ans après le baccalauréat : six années d’études de médecine, puis six années d’internat dans la spécialité, selon le régime issu de la réforme de 2017. Beaucoup y ajoutent quelques années de clinicat et des diplômes d’université. La formation se poursuit ensuite tout au long de l’exercice.

Un « chirurgien esthétique » est-il un chirurgien plasticien ?

Pas nécessairement. L’appellation « chirurgien esthétique » n’est pas une qualification reconnue par l’Ordre des médecins et peut recouvrir des formations différentes. Seule la qualification de spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, inscrite à l’Ordre, atteste d’une formation complète dans la discipline. Elle se vérifie dans l’annuaire de l’Ordre.

Comment vérifier la qualification d’un médecin ?

Consultez l’annuaire en ligne du Conseil national de l’Ordre des médecins : une recherche par nom et commune affiche la qualification du médecin, son lieu d’exercice et son numéro d’identification. La qualification figure aussi sur ses ordonnances et ses documents. N’hésitez pas à la demander directement en consultation.

Qui peut pratiquer des injections d’acide hyaluronique ou de toxine botulique ?

Ce sont des actes médicaux, réservés aux médecins, avec des règles propres à chaque produit. Ils supposent un examen, une information sur les risques et une traçabilité du produit. Les règles applicables sont présentées sur la page consacrée à l’information légale sur les produits injectables.

Qu’est-ce qu’une réunion de concertation pluridisciplinaire ?

C’est une réunion au cours de laquelle les spécialistes concernés, chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes, radiologues, pathologistes, discutent ensemble du dossier d’un patient atteint de cancer et proposent la stratégie de traitement. La place, le moment et la technique d’une reconstruction y sont décidés, puis vous sont expliqués en consultation.

Pourquoi un chirurgien ne peut-il pas faire de publicité ?

Parce que la médecine n’est pas un commerce. Le code de déontologie interdit la publicité et n’autorise qu’une information loyale, claire et mesurée sur l’activité du médecin. C’est pourquoi ce site ne présente ni superlatifs, ni récits de patients, ni prix d’appel, et rappelle systématiquement les risques, le devis et le délai de réflexion.

La chirurgie réparatrice est-elle remboursée ?

Elle relève de l’Assurance maladie, parfois après entente préalable établie par le chirurgien. Les frais de clinique sont alors pris en charge ; chez un chirurgien conventionné en secteur 2, comme le Dr Binder, les dépassements d’honoraires restent à votre charge ou à celle de votre mutuelle. La chirurgie esthétique n’est jamais prise en charge. Voir la page Tarifs.

Documents d’information

Voir aussi : Dr Binder, Chirurgie esthétique, Reconstruction du sein.