Le mélanome est le cancer de la peau le plus grave, parce qu’il peut essaimer à distance s’il est découvert tard. Dépisté tôt, il se guérit dans la grande majorité des cas par une simple exérèse chirurgicale. Son incidence double tous les dix ans dans les pays occidentaux, mais neuf mélanomes sur dix sont aujourd’hui diagnostiqués à un stade localisé. Le Dr Binder, chirurgien plasticien à la Clinique Les Martinets, à Rueil-Malmaison, et à l’Institut Curie, à Paris, assure le temps chirurgical du traitement, exérèse diagnostique, reprise des marges, ganglion sentinelle et réparation, en lien avec le dermatologue qui a dépisté la lésion et avec l’oncodermatologue qui décide des traitements médicaux. Il reçoit les patients de Rueil-Malmaison, de Nanterre, de Suresnes ou de Saint-Germain-en-Laye. Cette page reprend les mises au point 2025 de la Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique.

En bref

  • Fréquence environ 17 000 nouveaux cas par an en France, en augmentation
  • Dépistage règle ABCDE, lésion différente des autres, examen par un médecin au moindre doute
  • Diagnostic exérèse complète de la lésion, analyse au microscope, épaisseur de Breslow
  • Traitement reprise chirurgicale avec marge de sécurité adaptée à l’épaisseur
  • Anesthésie locale le plus souvent ; générale pour les reprises larges ou le ganglion sentinelle
  • Concertation tout mélanome, même in situ, enregistré en réunion pluridisciplinaire, Institut Curie ou téléRCP d’oncodermatologie
  • Prise en charge Assurance maladie, affection de longue durée

Reconnaître un mélanome : la règle ABCDE

Le mélanome naît des mélanocytes, les cellules qui fabriquent le pigment de la peau. Il apparaît le plus souvent sur une peau saine, parfois sur un grain de beauté préexistant. Cinq critères aident à repérer une lésion suspecte ; la présence de deux d’entre eux fait suspecter un mélanome, mais un seul suffit pour consulter.

Règle ABCDE du mélanome : asymétrie, bords irréguliers, couleurs multiples, diamètre supérieur à 6 mm, évolution (schéma)
La règle ABCDE : schéma d’orientation, qui ne remplace pas l’examen par un médecin
  • A, asymétrie : la lésion n’est pas symétrique, une moitié ne ressemble pas à l’autre.
  • B, bords : contours irréguliers, encochés, mal délimités.
  • C, couleur : plusieurs couleurs sur la même lésion, brun, noir, rouge, bleu, blanc.
  • D, diamètre : supérieur à 6 mm, soit la taille d’une gomme de crayon.
  • E, évolution : la lésion change de taille, de forme, de couleur, d’épaisseur, ou devient douloureuse ou saigne.
Mélanome asymétrique, une moitié plus épaisse que l'autre
A — asymétrie
Mélanome aux bords irréguliers et encochés
B — bords irréguliers
Mélanome de plusieurs couleurs, brun, noir et bleuté
C — couleur non homogène
Mélanome dont le diamètre a augmenté
D — diamètre qui augmente
Grain de beauté atypique évoluant en mélanome
E — évolution d’un grain de beauté

Photos : National Cancer Institute (domaine public).

Un autre signe simple est celui du « vilain petit canard » : une lésion qui ne ressemble pas aux autres grains de beauté de la même personne doit être montrée à un médecin. Le mélanome peut aussi être non pigmenté, rosé ou couleur peau, ou siéger sous un ongle, sur une muqueuse, dans l’œil ou dans le cuir chevelu.

Les types de mélanome

  • Mélanome à extension superficielle, environ 41 % des cas : tache qui s’étend d’abord en surface pendant des mois, souvent bicolore avec des zones pâles de régression, avant de s’épaissir.
  • Mélanome nodulaire, environ 16 % : boule brun-noir, ou rose-rouge dans les formes non pigmentées, qui grossit vite en profondeur et est souvent déjà épaisse au diagnostic.
  • Mélanome de Dubreuilh, ou lentigo malin : tache brune irrégulière des zones très exposées au soleil, joue ou tempe, chez les personnes âgées ; longtemps in situ, elle devient invasive avec le temps et fait l’objet d’une marge spécifique.
  • Mélanome acral, 1 à 5 % chez les personnes à peau claire, plus fréquent sur les peaux foncées : paumes, plantes des pieds et sous les ongles, où une bande brune qui s’élargit doit être examinée.

Qui est le plus exposé ?

Application de crème solaire sur les jambes (image de banque)
La protection contre le soleil reste la première prévention du mélanome
  • Peau claire, cheveux blonds ou roux, yeux clairs, coups de soleil faciles (phototypes I et II).
  • Coups de soleil dans l’enfance et expositions solaires intenses, cabines de bronzage.
  • Grand nombre de grains de beauté (plus de cinquante), grains de beauté larges ou atypiques.
  • Antécédent personnel ou familial de mélanome ou d’autre cancer de la peau.
  • Immunodépression, constitutionnelle ou liée à un traitement.

Les personnes à risque bénéficient d’un examen annuel de la peau par un dermatologue et apprennent l’auto-examen, miroir en main, en n’oubliant ni le dos, ni le cuir chevelu, ni la plante des pieds. L’âge moyen au diagnostic est de 60 ans chez la femme et 66 ans chez l’homme ; le mélanome reste exceptionnel chez l’enfant et avant 20 ans, ce qui n’empêche pas de montrer toute lésion qui change.

La consultation et le diagnostic

Examen d une lésion cutanée du dos à la loupe (image de banque)
Examen au dermatoscope : toute lésion suspecte est examinée avant d’être retirée

La lésion est examinée à l’œil nu et au dermatoscope, et photographiée. Lorsqu’un mélanome est suspecté, la lésion est retirée en totalité, sous anesthésie locale, avec une marge de quelques millimètres : c’est l’exérèse diagnostique. Elle est analysée au microscope. L’analyse confirme ou non le diagnostic et mesure l’épaisseur de la tumeur, dite indice de Breslow, qui guide la suite du traitement. Une biopsie partielle n’est pas la règle pour une lésion pigmentée.

Tout mélanome confirmé, même in situ, est enregistré en réunion de concertation pluridisciplinaire, à l’Institut Curie ou par la téléRCP d’oncodermatologie d’Île-de-France ; le patient en est informé. Le devis et la fiche d’information de la Société française de chirurgie plastique sont remis ; une consultation d’anesthésie est prévue dès qu’une anesthésie générale est envisagée, voir Anesthésie et Consignes préopératoires.

L’indice de Breslow, le niveau de Clark et le stade

L’indice de Breslow est l’épaisseur de la tumeur, mesurée au microscope par le médecin anatomopathologiste, en millimètres arrondis au dixième : de la couche granuleuse de l’épiderme jusqu’aux cellules tumorales les plus profondes, ou depuis le fond de l’ulcération lorsque la surface est ulcérée. C’est le principal facteur de pronostic d’un mélanome localisé. Avec la présence ou non d’une ulcération, il définit la catégorie T de la classification internationale de l’AJCC, dans sa 8e édition, en vigueur depuis 2018 :

Épaisseur (Breslow) Catégorie Conséquences habituelles
Mélanome in situ, limité à l’épiderme Tis marge de 0,5 cm
Moins de 0,8 mm, sans ulcération T1a marge de 1 cm, pas de ganglion sentinelle
Moins de 0,8 mm avec ulcération, ou de 0,8 à 1 mm T1b marge de 1 cm, ganglion sentinelle discuté
De 1,1 à 2 mm T2 marge de 1 à 2 cm, ganglion sentinelle proposé
De 2,1 à 4 mm T3 marge de 2 cm, ganglion sentinelle proposé
Plus de 4 mm T4 marge de 2 cm, ganglion sentinelle proposé

Au-delà de T1, la lettre a ou b indique l’absence ou la présence d’une ulcération : un mélanome ulcéré est classé plus haut, à épaisseur égale.

Le niveau de Clark décrit la profondeur d’invasion par rapport aux couches de la peau, en cinq niveaux : I, mélanome limité à l’épiderme ; II, invasion partielle du derme superficiel, dit papillaire ; III, derme papillaire entièrement comblé ; IV, invasion du derme profond, dit réticulaire ; V, invasion de la graisse sous la peau. Moins reproductible et moins prédictif que l’épaisseur, il ne fait plus partie de la classification depuis 2009 ; il peut encore figurer sur le compte rendu, à titre indicatif, et ne sert que lorsque l’épaisseur ne peut pas être mesurée de façon fiable.

L’analyse précise aussi le type de mélanome, la présence d’une ulcération, le nombre de mitoses, une régression et une atteinte des vaisseaux ou des nerfs. Un mélanome confiné à l’épiderme est dit in situ ; au-delà, il est invasif. Le stade combine l’épaisseur, l’ulcération, l’atteinte des ganglions et les métastases : stades I et II pour un mélanome localisé, III en cas d’atteinte ganglionnaire, IV en cas de métastase à distance. Le bilan dépend du stade : aucun examen pour un stade IA ; échographie des ganglions de drainage pour les stades IB et IIA ; scanner ou TEP et IRM cérébrale à partir du stade IIC. La survie à cinq ans est de 99 % pour les formes localisées.

La reprise d’exérèse et les marges

Lorsque le diagnostic est confirmé, une seconde intervention, la reprise d’exérèse, retire une marge de peau saine autour de la cicatrice, de préférence dans les quatre à six semaines, selon les recommandations européennes reprises en France :

  • mélanome in situ : 0,5 cm ;
  • mélanome de Dubreuilh : 1 cm, ou 0,5 cm avec contrôle strict des berges, chirurgie de Mohs ou exérèse en deux temps, lorsque le siège sur le visage l’impose ;
  • Breslow de 0,1 à 1 mm : 1 cm ;
  • Breslow de 1,1 à 2 mm : 1 à 2 cm ;
  • Breslow supérieur à 2 mm : 2 cm.

Cette marge réduit le risque de récidive locale. La perte de substance est fermée par une suture directe lorsque la peau est souple, par une greffe de peau ou par un lambeau local lorsque la zone est tendue ou exposée, visage, main, jambe, en tenant compte de la qualité attendue de la cicatrice, voir Correction de cicatrices. L’anesthésie est locale pour la plupart des reprises, générale pour les reprises larges, les lambeaux importants et le ganglion sentinelle. Toutes les exérèses cutanées se font en ambulatoire.

Le ganglion sentinelle et le curage

Le ganglion sentinelle est le premier ganglion qui draine la tumeur : s’il est indemne, les autres ganglions du territoire le sont dans la très grande majorité des cas. Sa recherche est recommandée pour les mélanomes de plus de 1 mm d’épaisseur sans ganglion palpable ; elle est proposée dès 0,8 mm, et pour les mélanomes plus fins en cas d’ulcération. Elle est réalisée au cours de la même anesthésie que la reprise : le ganglion est repéré par une injection de traceur, prélevé et analysé.

Depuis les recommandations 2025, un ganglion sentinelle atteint ne conduit plus à un curage, mais à un traitement médical complémentaire. Le ganglion sentinelle n’est plus systématique pour les mélanomes épais de stade IIB et IIC, puisqu’une immunothérapie peut leur être proposée quel que soit son résultat ; la décision est prise en concertation. Le curage ganglionnaire, que le Dr Binder pratique, est réservé aux ganglions atteints cliniquement et aux récidives ganglionnaires ; il expose au lymphœdème du membre, bien plus fréquent qu’après un simple ganglion sentinelle.

Les traitements adjuvants et néoadjuvants

Depuis une dizaine d’années, deux familles de médicaments ont transformé le pronostic des mélanomes à haut risque. L’immunothérapie, par perfusion, lève le frein que la tumeur exerce sur les défenses immunitaires ; les thérapies ciblées, par voie orale, bloquent la mutation BRAF présente dans environ la moitié des mélanomes, recherchée sur la tumeur dès qu’un traitement est envisagé. Un traitement adjuvant, après la chirurgie, est proposé pendant un an pour les mélanomes de stade IIB et IIC, c’est-à-dire de plus de 2 mm ulcérés ou de plus de 4 mm, et pour les stades III et IV opérés. Un traitement néoadjuvant, avant la chirurgie d’une récidive ganglionnaire ou d’une métastase unique opérable, est désormais proposé : la réponse observée sur la pièce opératoire guide la suite. Ces traitements relèvent de l’oncodermatologue et sont décidés en réunion de concertation pluridisciplinaire ; le Dr Binder assure le temps chirurgical, y compris l’exérèse des métastases accessibles.

Les suites

  • Pansement pendant une à deux semaines ; fils retirés entre le 7e et le 15e jour selon la zone.
  • Greffe de peau : immobilisation de la zone et pansement gras pendant une dizaine de jours.
  • Reprise de l’activité en quelques jours, sport à l’arrêt deux à quatre semaines selon le site opéré.
  • Résultat de l’analyse du ganglion sentinelle communiqué en consultation sous deux à trois semaines.
  • La cicatrice rougit puis pâlit en six à douze mois ; protection solaire stricte pendant un an.

Les risques et complications

  • hématome, infection, retard de cicatrisation, en particulier sur la jambe ;
  • nécrose partielle d’une greffe ou d’un lambeau, exceptionnelle ;
  • cicatrice élargie, épaisse ou visible, selon la zone et la peau ;
  • lymphocèle ou gêne transitoire après ganglion sentinelle ; lymphœdème du membre après curage ganglionnaire ;
  • récidive locale ou à distance, dont le risque dépend de l’épaisseur initiale, d’où l’importance du suivi.

Le suivi et l’auto-examen

Le suivi vise à dépister tôt une récidive, mais aussi un second mélanome ou un autre cancer de la peau, plus fréquents chez une personne déjà atteinte. Son rythme dépend du stade : pour un stade I, examen clinique tous les six mois pendant trois ans, puis une fois par an à vie ; pour un stade IIA, examen tous les trois à six mois avec une échographie ganglionnaire semestrielle pendant trois ans, puis chaque année ; à partir du stade IIB, examen tous les trois mois pendant trois ans, tous les six mois pendant trois ans, puis chaque année, avec échographie et imagerie du corps entier. L’auto-examen de la peau et des ganglions, miroir en main ou avec l’aide d’un proche, fait partie du traitement, de même que la protection solaire. Les proches au premier degré sont invités à faire examiner leur peau.

La prévention solaire

En Europe, 96 à 97 % des mélanomes sont attribués aux ultraviolets : la plupart peuvent être évités. Dès que l’index UV dépasse 3, la protection associe vêtements couvrants, chapeau à larges bords, lunettes de soleil et écran solaire d’indice 30 à 50 sur les zones découvertes ; les cabines de bronzage sont à proscrire. Ces mesures valent pour tous, en premier lieu pour les enfants, les travailleurs en extérieur et les personnes ayant déjà eu un cancer de la peau ; les bébés de moins de six mois ne doivent pas être exposés directement au soleil. Lire : Protéger sa peau du soleil.

Tarif et prise en charge

Le diagnostic et le traitement du mélanome sont pris en charge par l’Assurance maladie ; le mélanome ouvre droit à l’affection de longue durée. Le Dr Binder exerce en secteur 2 : un devis précisant les dépassements d’honoraires éventuels est remis avant l’intervention ; renseignez-vous auprès de votre mutuelle. Voir les pages Tarifs et Droits du patient.

Questions fréquentes

Un grain de beauté qui gratte ou saigne est-il forcément un mélanome ?

Non, mais c’est un motif de consultation sans attendre. Seul l’examen, et au besoin l’analyse de la lésion retirée, permet de trancher.

Peut-on retirer un mélanome au laser ou le brûler ?

Non. Toute lésion suspecte doit être retirée au bistouri et analysée. La destruction sans analyse fait perdre le diagnostic et la mesure de l’épaisseur.

Faut-il retirer tous ses grains de beauté par précaution ?

Non. On retire les lésions suspectes ou gênantes. Un grand nombre de grains de beauté justifie une surveillance régulière, pas une exérèse systématique.

Pourquoi une deuxième opération après l’exérèse de la lésion ?

Parce que la marge nécessaire dépend de l’épaisseur, connue seulement après l’analyse. La première exérèse fait le diagnostic ; la reprise retire 0,5 à 2 cm de peau saine autour de la cicatrice et, si besoin, le ganglion sentinelle au cours de la même anesthésie.

Qu’est-ce que l’indice de Breslow ?

L’épaisseur de la tumeur, mesurée au microscope en dixièmes de millimètre. En dessous de 1 mm, le pronostic est excellent ; au-delà, la marge s’élargit, le ganglion sentinelle est discuté et, pour les formes épaisses ou ulcérées, un traitement adjuvant peut être proposé.

Et le niveau de Clark ?

Il indique jusqu’à quelle couche de la peau le mélanome a pénétré, en cinq niveaux. Il n’est plus utilisé pour classer le mélanome depuis 2009, car l’épaisseur mesurée par l’indice de Breslow est plus fiable ; il peut encore apparaître sur le compte rendu, à titre indicatif.

Le ganglion sentinelle est-il une opération lourde ?

Non : un traceur est injecté autour de la cicatrice et le ganglion repéré est prélevé par une courte incision, sous anesthésie générale, en ambulatoire. Les suites se limitent le plus souvent à une gêne de quelques jours.

Le mélanome de Dubreuilh est-il moins grave ?

Tant qu’il reste in situ, il ne métastase pas, mais il devient invasif avec le temps et ses limites sont difficiles à voir sur le visage : d’où une marge de 1 cm, ou de 0,5 cm avec contrôle strict des berges, et une réparation adaptée.

Qui coordonne le traitement ?

Le dermatologue ou l’oncodermatologue coordonne le dossier et le présente en réunion de concertation pluridisciplinaire, où tout mélanome est enregistré. Le Dr Binder assure le temps chirurgical, exérèse, reprise, réparation et, si besoin, geste ganglionnaire ; les traitements médicaux relèvent de l’oncodermatologue.

Documents d’information

Voir aussi : Chirurgie des lésions cutanées, Carcinome basocellulaire, Carcinome épidermoïde.


Références

Référentiels 2025 de la Société française de chirurgie plastique reconstructrice et esthétique :

Recommandations et publications françaises :

  • Guillot B, Dalac S, Denis MG, Dupuy A, Emile JF, De La Fouchardière A, et al. Actualisation des recommandations de prise en charge du mélanome stades I à III. Ann Dermatol Venereol 2016;143(10):629-652. doi:10.1016/j.annder.2016.07.001
  • Guillot B, Dupuy A, Pracht M, Jeudy G, Hindie E, Desmedt E, et al. Actualisation des données concernant le mélanome stade III : nouvelles recommandations du groupe français de cancérologie cutanée. Ann Dermatol Venereol 2019;146(3):204-214. doi:10.1016/j.annder.2019.01.011

Publications internationales :

  • Garbe C, Amaral T, Peris K, Hauschild A, Arenberger P, Basset-Seguin N, et al. European consensus-based interdisciplinary guideline for melanoma. Part 1: Diagnostics – Update 2024. Eur J Cancer 2025;215:115152. doi:10.1016/j.ejca.2024.115152
  • Garbe C, Amaral T, Peris K, Hauschild A, Arenberger P, Basset-Seguin N, et al. European consensus-based interdisciplinary guideline for melanoma. Part 2: Treatment – Update 2024. Eur J Cancer 2025;215:115153. doi:10.1016/j.ejca.2024.115153
  • Faries MB, Thompson JF, Cochran AJ, Andtbacka RH, Mozzillo N, Zager JS, et al. Completion Dissection or Observation for Sentinel-Node Metastasis in Melanoma. N Engl J Med 2017;376(23):2211-2222. doi:10.1056/NEJMoa1613210