L’augmentation mammaire par lipofilling, ou transfert graisseux, lipomodelage ou lipostructure du sein, augmente modérément le volume des seins en y greffant la propre graisse de la patiente, prélevée par lipoaspiration sur les hanches, le ventre ou les cuisses. Sans implant ni corps étranger, elle donne un sein souple et naturel et affine dans le même temps les zones prélevées, au prix d’un gain de volume limité, d’environ une demi-taille à une taille de bonnet par séance, et d’une résorption partielle de la graisse. Issue de la reconstruction mammaire, la technique s’est codifiée au point de devenir une intervention à part entière. Le Dr Jean-Philippe Binder, chirurgien plasticien, la pratique à la Clinique Les Martinets, à Rueil-Malmaison, pour les patientes des Hauts-de-Seine et de l’ouest parisien, de Saint-Cloud à Chatou. Cette page détaille les indications, le prélèvement et la préparation de la graisse, le volume que l’on peut espérer, la comparaison avec les implants, les suites, les risques, la surveillance radiologique et le tarif.

En bref

  • Anesthésie générale
  • Durée 1 à 2 heures
  • Hospitalisation ambulatoire ou une nuit
  • Arrêt d’activité 5 à 10 jours
  • Sport après 2 mois
  • Contention soutien-gorge 6 semaines, gaine sur les zones prélevées
  • Résultat stable à 3 mois, définitif à 6 mois
  • Gain une demi-taille à une taille de bonnet par séance
  • Prise en charge non, hors malformation

À qui s’adresse l’augmentation mammaire par lipofilling ?

Aux femmes qui souhaitent une augmentation modérée et naturelle, qui veulent retrouver le volume perdu après une grossesse, un allaitement ou un amaigrissement, ou qui refusent les implants. Elle suppose une réserve de graisse suffisante pour le prélèvement : les patientes très minces ne sont pas de bonnes candidates. Elle convient aussi en complément d’implants, pour en adoucir les contours, et en chirurgie réparatrice des malformations et des séquelles de traitement du cancer du sein.

Elle n’est pas proposée en cas d’antécédent personnel de cancer du sein ou de risque familial élevé, ni lorsque la demande de volume est importante : les implants restent alors la solution. Un poids instable, un tabagisme actif ou une anomalie suspecte à l’imagerie conduisent à différer l’intervention. Un bilan d’imagerie du sein est obligatoire avant l’intervention et un suivi radiologique est organisé ensuite.

Les alternatives

L’implant reste la solution lorsque le volume souhaité dépasse une taille de bonnet ou que la patiente n’a pas de graisse à prélever. L’augmentation composite associe un implant de volume modéré et un lipofilling de ses contours. Lorsque le sein a surtout perdu sa tenue, une mastopexie remonte l’aréole, seule ou avec un lipofilling. Les injections de produits de comblement dans le sein sont interdites en France ; la graisse de la patiente est la seule substance que l’on puisse y injecter. Lire : Interdiction des injections d’acide hyaluronique dans le sein.

Lipofilling ou implants : une comparaison honnête

Les deux techniques ne répondent pas aux mêmes attentes. L’implant apporte un volume important et prévisible, en une seule intervention, et convient aux patientes minces ; en contrepartie, il s’agit d’un corps étranger, avec une cicatrice, un risque de coque ou de rupture, et la nécessité d’une surveillance et d’un changement au cours de l’existence. Le lipofilling n’apporte qu’une augmentation modérée, dont une partie se résorbe, et demande parfois deux séances ; en revanche, le sein reste entièrement naturel, souple et sans cicatrice visible, rien n’est à remplacer, et les zones prélevées sont affinées. Il s’adresse donc aux femmes qui veulent retrouver un état antérieur et disposent de graisse ; l’implant à celles qui souhaitent une transformation plus marquée. Lire : Augmentation mammaire par prothèse.

La consultation et le devis

La consultation précise le gain de volume réaliste, les zones de prélèvement, les limites de la technique et l’éventualité d’une seconde séance. Le Dr Binder examine les seins, apprécie la qualité de la peau et la capacité du sein à recevoir la greffe, puis évalue les réserves de graisse de l’abdomen, des hanches et des cuisses. Des photographies sont réalisées. Une mammographie et une échographie sont prescrites avant l’intervention, interprétées par un radiologue spécialisé en imagerie du sein qui, si possible, assurera le suivi ultérieur ; toute anomalie suspecte impose l’évaluation d’un sénologue et contre-indique temporairement l’intervention.

Le devis et la fiche d’information de la SOFCPRE sont remis, avec un délai de réflexion de quinze jours. Consultation d’anesthésie au moins 72 heures avant, arrêt du tabac un mois avant et jusqu’à cicatrisation, pas d’aspirine ni d’anti-inflammatoire dans les dix jours précédents, poids stable. Lire les consignes préopératoires et la page Droits du patient.

D’où vient la graisse et comment elle est préparée

Centrifugeuse utilisée pour purifier la graisse prélevée avant un lipofilling
La graisse prélevée est purifiée par centrifugation avant d’être réinjectée

La graisse est prélevée là où elle est en excès et où son retrait améliore la silhouette : abdomen, hanches, culotte de cheval, face interne des cuisses ou des genoux. Le choix dépend de la quantité nécessaire, des réserves disponibles et des souhaits de la patiente, car ce prélèvement constitue une véritable lipoaspiration des excédents. Il est réalisé de façon atraumatique, par de courtes incisions de 2 millimètres cachées dans les plis, à l’aide de fines canules mousses qui respectent les vaisseaux et les nerfs.

La graisse aspirée est un mélange de cellules graisseuses, de sérosités, d’huile libérée par les cellules abîmées et d’un peu de sang. Elle est purifiée par centrifugation, qui sépare les cellules graisseuses intactes, seules greffables, des éléments qui ne le sont pas. Seule cette fraction concentrée est réinjectée. Il s’agit d’une greffe de cellules vivantes, issues de la patiente elle-même : aucun produit étranger n’est ajouté, aucun rejet n’est possible.

Quel volume par séance, et pourquoi parfois plusieurs séances

Le gain est d’environ une demi-taille à une taille de bonnet par séance. Deux facteurs le limitent. D’une part, la quantité de graisse greffable disponible. D’autre part, la capacité du sein à recevoir la greffe : les cellules ne survivent que si elles sont déposées en micro-particules au contact de tissus bien vascularisés ; injecter trop de graisse dans un sein petit et tendu ne donne pas plus de volume, mais plus de cellules mortes, de kystes huileux et de nodules. La prise de greffe varie de 60 à 80 %, moins chez les fumeuses.

Lorsque le volume souhaité dépasse ce que le sein peut accueillir en une fois, une seconde séance est programmée après le sixième mois, une fois la première greffe stabilisée et les tissus assouplis, à condition que les zones de prélèvement le permettent. Le nombre de séances n’est limité que par les réserves de graisse et par le bon sens ; chaque séance entraîne des contraintes et un coût comparables à la première.

L’anesthésie et l’hospitalisation

L’intervention a lieu sous anesthésie générale, car plusieurs zones sont traitées dans le même temps : les sites de prélèvement et les seins. La consultation d’anesthésie, obligatoire, se tient au moins 72 heures avant ; il faut rester à jeun six heures avant. L’hospitalisation se fait en ambulatoire ou avec une nuit à la clinique, selon l’heure de l’intervention, la quantité de graisse prélevée et l’éloignement du domicile. Une personne doit vous raccompagner. Lire : L’anesthésie.

L’intervention

Le Dr Binder commence par dessiner, debout, les zones de prélèvement et les zones du sein à remplir. Sous anesthésie générale, la graisse est prélevée par de courtes incisions de 2 millimètres à l’aide de fines canules, le plus souvent sur l’abdomen, les hanches ou les cuisses, puis purifiée par centrifugation. Elle est réinjectée dans le sein par des incisions de 1 à 2 millimètres, à l’aide de micro-canules, en micro-particules réparties selon de nombreux trajets indépendants et dans tous les plans, de la paroi thoracique à la peau, autour et derrière la glande. Ce réseau tridimensionnel multiplie la surface de contact entre les cellules greffées et les tissus receveurs, condition de leur survie.

L’intervention dure une à deux heures selon le nombre de zones. Les incisions sont fermées par un point ou un pansement adhésif. Un soutien-gorge de contention et une gaine sur les zones prélevées sont mis en place en fin d’intervention. La sortie a lieu le jour même ou le lendemain.

Les suites et la convalescence

  • Douleurs modérées sur les zones de prélèvement et sur les seins, calmées par des antalgiques simples ; fatigue possible pendant une à deux semaines si le prélèvement a été important.
  • Gonflement et bleus des seins et des zones prélevées pendant deux à trois semaines ; l’œdème des zones de prélèvement met un à trois mois à se résorber.
  • Soutien-gorge de contention pendant six semaines, gaine sur les zones de prélèvement pendant trois à quatre semaines ; douche possible dès le lendemain.
  • Reprise de l’activité en 5 à 10 jours ; sport après deux mois.
  • Pas de pression forte ni de massage des seins pendant le premier mois ; pas d’exposition au soleil des zones opérées pendant quatre semaines.
  • Consultations de contrôle à 1, 3 et 6 mois, puis bilan d’imagerie à un an.

Les risques et complications

Outre les risques communs à toute intervention et à l’anesthésie, dont l’anesthésiste vous informe, le lipofilling du sein expose à des complications spécifiques, rares mais connues. Le tabac diminue la prise de greffe et favorise l’infection : l’arrêt complet, cigarette électronique comprise, est demandé un mois avant et jusqu’à cicatrisation. Lire : La prise en charge du tabagisme péri-opératoire.

  • hématome, infection, prévenue par une antibiothérapie peropératoire et traitée par antibiotiques si elle survient ;
  • cytostéatonécrose, c’est-à-dire des zones de graisse non greffée formant des nodules fermes ou des kystes huileux, le plus souvent bénins, qui diminuent en quelques mois mais peuvent justifier une surveillance ou une ponction ;
  • microcalcifications visibles à la mammographie, différentes de celles des cancers et en général bien distinguées par un radiologue expérimenté ;
  • résorption partielle de la graisse, avec un volume inférieur à celui attendu, ou au contraire excès localisé ;
  • irrégularités ou asymétrie légère des zones de prélèvement, troubles de la sensibilité transitoires, cicatrices punctiformes ;
  • pneumothorax, exceptionnel, lors de l’injection près des côtes, relevant d’un traitement spécifique.

Les données actuelles n’indiquent pas que le transfert de graisse favorise le cancer du sein, mais il n’empêche pas sa survenue chez une patiente qui a son propre risque, lié à l’âge, aux antécédents familiaux et à la densité mammaire ; la prudence impose un bilan avant et un suivi après. Lire : Injection de graisse dans le sein : nouvelles recommandations.

Le résultat et son évolution dans le temps

Dans les premières semaines, les seins paraissent plus volumineux qu’ils ne resteront, du fait de l’œdème et de la graisse qui ne prendra pas. Une partie de la graisse injectée se résorbe dans les trois premiers mois ; la prise de greffe varie de 60 à 80 %, moins chez les fumeuses. Le volume stabilisé à trois mois est définitif, et le résultat s’apprécie à six mois : les seins sont plus pleins, le galbe plus harmonieux, la silhouette affinée aux zones prélevées. La graisse greffée vit ensuite comme le reste du tissu graisseux et suit les variations de poids : un amaigrissement important réduit le volume, une prise de poids l’augmente. Le vieillissement naturel du sein n’est pas interrompu. Des imperfections localisées, hypocorrection ou légère asymétrie, peuvent être corrigées par une retouche après le sixième mois. Une seconde séance peut compléter le volume si les réserves le permettent.

Avant et après une augmentation mammaire par lipofilling (transfert de graisse)
Avant et après une augmentation mammaire par lipofilling (transfert de graisse)

Photos publiées avec l’accord des patientes. Le résultat varie d’une personne à l’autre et ne peut être garanti. Toutes les photos avant-après

La surveillance radiologique après lipofilling

Comme toute chirurgie du sein, le lipofilling peut laisser des traces à l’imagerie : kystes huileux, zones de cytostéatonécrose, calcifications liées à la cicatrisation. Ces images sont différentes de celles des cancers et ne posent pas de difficulté à un radiologue expérimenté en imagerie du sein, à condition qu’il soit informé de l’intervention et qu’il dispose des examens antérieurs. C’est pourquoi la SOFCPRE demande à la patiente de s’engager à réaliser une mammographie et une échographie avant l’intervention, puis un bilan à un an, répété à deux ans, voire trois ans, selon les recommandations du radiologue, si possible le même.

Toute image douteuse est classée selon la classification ACR : une image probablement bénigne est contrôlée à quelques mois puis à un et deux ans ; une image suspecte est biopsiée sous échographie, sans attendre. Un nodule qui augmente de volume doit être signalé au Dr Binder. Le lipofilling ne dispense pas du suivi gynécologique ni du dépistage organisé. Lire : Le dépistage des cancers du sein.

Associations possibles

Le prélèvement constitue déjà une liposuccion des hanches, de l’abdomen ou des cuisses, dont la silhouette profite. Le lipofilling peut être associé à une mastopexie lorsque l’aréole est basse, ou à la pose d’implants pour en adoucir les contours. Après une réduction mammaire ou une mastopexie ancienne, il corrige un creux du décolleté ou une asymétrie. Le Dr Binder pratique la même technique sur d’autres régions, décrites sur les pages Lipofilling ou lipostructure, Lipofilling du visage et Lipofilling des fesses.

Cas particuliers

Après grossesse et allaitement. C’est l’indication type : le sein s’est vidé, la peau garde sa tonicité, et la patiente veut retrouver son volume d’avant sans implant. Il faut attendre au moins six mois après la fin de l’allaitement et un poids stable.

Après amaigrissement. Le lipofilling restaure le galbe d’un sein vidé, à condition qu’il reste de la graisse à prélever ; après une perte de poids très importante, la peau en excès impose plutôt une mastopexie, parfois complétée par une greffe de graisse. Le poids doit être stable depuis plusieurs mois.

Seins tubéreux, syndrome de Poland et hypoplasie unilatérale. Le lipofilling apporte volume et souplesse dans ces malformations, où il abaisse le sillon et élargit la base du sein ; il est le plus souvent combiné à un autre geste, en une ou plusieurs séances. Une prise en charge est possible. Lire : Seins tubéreux.

Asymétrie. Une différence modérée de volume entre les deux seins est une bonne indication : la graisse est greffée du côté le plus petit, sans implant d’un seul côté.

Après cancer du sein. Le lipofilling n’est pas proposé à visée esthétique, mais il est largement utilisé en reconstruction et pour corriger les séquelles du traitement conservateur, dans un cadre pris en charge et sous surveillance oncologique. Lire : Reconstruction du sein par lipofilling.

Tarif et prise en charge

L’augmentation mammaire par lipofilling à visée esthétique n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie ; aucun arrêt de travail ne peut être prescrit. Le tarif débute à 6 300 €, frais de clinique et honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste compris ; il inclut le prélèvement, la préparation et l’injection de la graisse, ainsi que les consultations de contrôle. Une seconde séance a un coût comparable. Le Dr Binder exerce en secteur 2, à honoraires libres. En chirurgie réparatrice, malformations ou séquelles de cancer du sein, une prise en charge est possible, sans accord préalable pour le transfert de graisse ; un dépassement d’honoraires reste alors à la charge de la patiente ou de sa mutuelle. Un devis personnalisé, valable trois mois, est remis en consultation. Voir la page Tarifs et l’article Chirurgie esthétique : quel remboursement possible ?

Questions fréquentes

Quel gain de volume peut-on attendre ?

Environ une demi-taille à une taille de bonnet par séance, selon la quantité de graisse disponible et la capacité du sein à la recevoir. Pour une augmentation importante, les implants restent nécessaires, seuls ou associés à un lipofilling. Le Dr Binder précise en consultation le gain réaliste dans votre cas.

Le résultat est-il définitif ?

Oui, une fois la greffe prise, à trois mois. Les cellules greffées vivent aussi longtemps que les tissus qui les entourent. La graisse évolue ensuite avec le poids : un amaigrissement important peut réduire le volume, une prise de poids l’augmenter. Une certaine stabilité pondérale est donc recommandée pour pérenniser le résultat.

Faut-il une seconde séance ?

Pas toujours. Elle est proposée si le volume souhaité n’est pas atteint et si les zones de prélèvement le permettent, en général après le sixième mois, une fois la première greffe stabilisée. Elle se déroule dans les mêmes conditions que la première, avec des contraintes et un coût comparables.

Lipofilling ou implants : comment choisir ?

Le lipofilling convient à une augmentation modérée et naturelle chez une patiente qui dispose de graisse et accepte une éventuelle seconde séance. L’implant convient à une augmentation plus importante ou à une patiente mince. Les deux peuvent se combiner. La consultation permet de confronter vos attentes à ce que chaque technique peut offrir.

Suis-je une bonne candidate si je suis mince ?

Rarement. Il faut une réserve de graisse suffisante sur l’abdomen, les hanches ou les cuisses pour prélever la quantité nécessaire sans créer d’irrégularités. Chez une patiente très mince, le prélèvement est insuffisant et l’implant est préférable, éventuellement complété par un petit lipofilling de ses contours.

Peut-on prendre du poids avant l’intervention pour avoir plus de graisse ?

Non. La graisse greffée suit ensuite les variations de poids : un amaigrissement après l’intervention ferait fondre le volume gagné. Il faut au contraire se présenter à un poids stable, celui que l’on compte garder, pour que le résultat soit durable et que les zones prélevées restent harmonieuses.

Le lipofilling gêne-t-il le dépistage du cancer du sein ?

Il peut créer des microcalcifications ou des kystes huileux que le radiologue sait en général reconnaître. C’est pourquoi une imagerie est faite avant l’intervention et un an après, puis selon le dépistage habituel. Signalez toujours l’intervention au radiologue et apportez vos examens antérieurs.

Le lipofilling peut-il provoquer un cancer du sein ?

Aucune donnée actuelle n’indique que la greffe de graisse favorise l’apparition d’un cancer du sein. Elle ne protège pas non plus d’un cancer qui surviendrait indépendamment. C’est pourquoi un bilan d’imagerie strict est exigé avant l’intervention et un suivi régulier ensuite, et que la technique n’est pas proposée à visée esthétique après un cancer du sein.

Peut-on allaiter ensuite ?

Oui. La glande et les canaux ne sont pas sectionnés ; la graisse est placée autour et derrière la glande, sans la traverser. Une grossesse ultérieure reste possible ; elle modifiera le sein comme elle le ferait sans intervention, et il est conseillé d’attendre au moins six mois après l’opération.

Quelles cicatrices et que deviennent les zones de prélèvement ?

Les incisions de 1 à 2 millimètres, cachées dans les plis et le sillon, deviennent quasi invisibles. Les zones prélevées sont gonflées et bleues pendant deux à trois semaines, puis s’affinent ; une gaine est portée trois à quatre semaines. De légères irrégularités sont possibles et peuvent être corrigées à distance.

Comment se préparer ?

Poids stable, arrêt du tabac un mois avant, imagerie des seins, consultation d’anesthésie, contention à prévoir, pas d’aspirine ni d’anti-inflammatoire dans les dix jours précédents, accompagnant pour la sortie et les premiers jours. Lire : Bien se préparer pour une opération et L’anesthésie.

Documents d’information

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Consultations à Rueil-Malmaison, Clinique Les Martinets, le lundi et le samedi. La consultation permet d’évaluer les réserves de graisse et le volume réaliste.

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Références

Sécurité du lipofilling du sein :

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Recommandations et publications françaises :

  • Molière S, Boutet G, Azuar AS, Boisserie-Lacroix M, Brousse S, Golfier F, et al. Le lipomodelage du sein dans un contexte cancérologique : mise au point à partir d’une revue de littérature actualisée et des référentiels nationaux et internationaux. Gynecol Obstet Fertil Senol 2023;51(10):471-480. doi:10.1016/j.gofs.2023.07.001
  • Delay E, Nachaoui H. Place des transferts graisseux dans les malformations des seins et du thorax. Ann Chir Plast Esthet 2022;67(5-6):319-334. doi:10.1016/j.anplas.2022.07.022

Publications internationales :

  • Seth I, Bulloch G, Gibson D, Chow O, Seth N, Mann GB, et al. Autologous Fat Grafting in Breast Augmentation: A Systematic Review Highlighting the Need for Clinical Caution. Plast Reconstr Surg 2024;153(3):527e-538e. doi:10.1097/PRS.0000000000010614
  • Giannas E, Fritsch AM, Jeon H, Valenzuela Z, Inyang ID, Gergoudis FR, et al. Fat survival following autologous fat transfer to the native breast: A systematic review and meta-analysis. J Plast Reconstr Aesthet Surg 2026;115:146-156. doi:10.1016/j.bjps.2026.02.017
  • Ørholt M, Larsen A, Hemmingsen MN, Mirian C, Zocchi ML, Vester-Glowinski PV, et al. Complications after Breast Augmentation with Fat Grafting: A Systematic Review. Plast Reconstr Surg 2020;145(3):530e-537e. doi:10.1097/PRS.0000000000006569