L’augmentation mammaire par implants, ou plastie mammaire d’augmentation par prothèses, augmente le volume des seins et en améliore la forme à l’aide d’implants en gel de silicone placés derrière la glande ou derrière le muscle pectoral. Elle répond à une poitrine jugée trop petite depuis la puberté, à une perte de volume après une grossesse, un allaitement ou un amaigrissement, à une asymétrie ou à une malformation comme les seins tubéreux. Le Dr Jean-Philippe Binder, chirurgien plasticien, la pratique à la Clinique Les Martinets, à Rueil-Malmaison, dans les Hauts-de-Seine, où il reçoit les patientes de l’ouest parisien, de Nanterre et Suresnes à Saint-Germain-en-Laye et au Vésinet. L’implant est parfois associé à un lipofilling pour un résultat plus naturel. Cette page décrit les indications, le choix de l’implant et de sa position, les voies d’abord, les suites, les risques, la surveillance dans le temps et le tarif, pour préparer votre consultation et décider en connaissance de cause.

En bref

  • Anesthésie générale
  • Durée 1 à 2 heures
  • Hospitalisation ambulatoire ou une nuit
  • Arrêt d’activité 8 à 15 jours
  • Sport, baignade, sommeil sur le ventre après 8 semaines
  • Contention soutien-gorge et bandeau jour et nuit 6 semaines
  • Résultat stable à 3 à 6 mois, cicatrices à 1 an
  • Prise en charge non, hors malformation ou hypoplasie sévère

À qui s’adresse l’augmentation mammaire par implants ?

Aux femmes majeures, en bonne santé, dont la poitrine est peu développée depuis la puberté, a perdu son volume après une grossesse ou un amaigrissement, ou présente une asymétrie ou une malformation comme les seins tubéreux. La demande doit être réfléchie et venir de la patiente elle-même. Lorsque les seins ont perdu leur tenue, une mastopexie peut être associée ; lorsque la demande de volume est modérée et que la patiente a des réserves graisseuses, l’augmentation par lipofilling est une alternative sans implant.

Un tabagisme actif, un poids instable, une pathologie non stabilisée ou un projet de grossesse dans les mois à venir conduisent à différer l’intervention. Le Dr Binder ne pose pas d’implants avant 18 ans.

Les alternatives à l’implant

Si le volume manque modérément et que la silhouette offre une réserve de graisse, le lipofilling apporte une demi-taille à une taille de bonnet par séance, sans corps étranger, au prix d’une résorption partielle. Si le sein a surtout perdu sa tenue, une mastopexie seule remonte l’aréole et retend la peau. L’abstention reste une option tant que la demande n’est pas mûre. Les injections de produits de comblement dans le sein sont interdites en France. Lire : Interdiction des injections d’acide hyaluronique dans le sein.

L’approche du Dr Binder

Le Dr Binder pose des implants mammaires depuis plus de 25 ans, en chirurgie esthétique et en reconstruction.

Le Dr Binder pose des implants mammaires depuis plus de 25 ans, en chirurgie esthétique et en reconstruction.

  • Des implants ronds et lisses. En chirurgie esthétique, le Dr Binder pose des implants ronds à surface lisse : aspect naturel et souple, et pas de déformation liée à une rotation.
  • L’incision dans le sillon sous le sein. Elle donne un accès direct à la loge de l’implant, préserve la glande et laisse une cicatrice discrète dans le pli naturel.
  • L’implant le plus souvent devant le muscle. La position prémusculaire garde au sein sa forme et sa souplesse quels que soient les mouvements ; la position derrière le muscle est réservée aux patientes très minces, pour masquer le bord de l’implant.
  • Un lipofilling associé si nécessaire. L’injection de graisse autour de l’implant adoucit ses contours, surtout chez les femmes minces.

Lire : Ma philosophie de l’augmentation mammaire par implants.

La consultation et le devis

Deux consultations sont obligatoires avant l’intervention. La première comporte un interrogatoire et un examen attentif : taille, poids, grossesses, morphologie du thorax, qualité de la peau, quantité de glande et de graisse, antécédents de maladie du sein. Le Dr Binder mesure le thorax et la base du sein, discute du volume et de la forme souhaités, puis propose un implant et une position. Le devis détaillé et les documents d’information sont remis à l’issue de cette consultation ; un délai de réflexion de quinze jours s’impose, et la seconde consultation confirme le choix.

Avant l’opération : mammographie ou échographie selon l’âge et les antécédents, consultation d’anesthésie au moins 72 heures avant, arrêt complet du tabac un mois avant et jusqu’à cicatrisation, arrêt de certains médicaments dont la contraception orale selon la prescription, achat du soutien-gorge de contention et des chaussettes antithrombose. Lire les consignes préopératoires et la page Droits du patient.

Le choix de l’implant : forme, volume, enveloppe

Implant mammaire lisse et gel de silicone cohésif
Implant lisse et gel de silicone cohésif, qui garde sa forme même lorsque l’enveloppe est ouverte

Tous les implants disponibles en France associent une enveloppe en élastomère de silicone et un produit de remplissage ; ils sont soumis au marquage CE et au contrôle de l’ANSM. Depuis l’arrêté du 8 mars 2024, l’établissement de santé enregistre chaque pose, reprise ou retrait dans un registre national de suivi. Le Dr Binder utilise des implants préremplis de gel de silicone cohésif, au palper souple proche d’une consistance naturelle ; la cohésivité du gel limite sa diffusion en cas de rupture, sans la supprimer.

La forme. Les implants ronds assurent un décolleté plein et ne peuvent pas pivoter ; les implants anatomiques, en goutte, peuvent tourner et nécessitent une enveloppe texturée pour se fixer. Le Dr Binder privilégie donc les implants ronds, dont le profil est choisi selon la largeur de la base du sein.

L’enveloppe. Les implants macrotexturés ont été retirés du marché français en raison de leur association avec le lymphome anaplasique à grandes cellules ; les implants lisses, pour lesquels aucune association n’est prouvée, sont ceux que pose le Dr Binder en chirurgie esthétique ; en reconstruction, des implants microtexturés peuvent être utilisés. Aucune marque n’est citée sur ce site ; les caractéristiques exactes des implants posés vous sont remises par écrit et doivent être conservées.

Le volume. Il se compte en centimètres cubes, non en bonnet, et dépend de la largeur du thorax, de la quantité de glande et de peau et du résultat souhaité. Un implant trop large ou trop lourd pour les tissus expose à un résultat artificiel et à une ptôse précoce. Pour le vocabulaire, consultez le lexique des implants mammaires.

La position de l’implant : devant ou derrière le muscle

En position prémusculaire, l’implant est placé directement derrière la glande, en avant du muscle grand pectoral ; en position rétromusculaire, il est glissé derrière le muscle. Le Dr Binder choisit le plus souvent la position devant le muscle : le sein garde une forme stable au repos comme à l’effort, et les suites sont moins douloureuses. La position derrière le muscle est réservée aux patientes très minces, chez qui le bord supérieur de l’implant serait visible : elle masque mieux ce bord et les plis, au prix de douleurs un peu plus marquées et d’une mobilité du sein à la contraction du pectoral. Un lipofilling autour de l’implant est l’autre façon d’épaissir la couverture.

Les voies d’abord et les cicatrices

L’incision correspond à l’emplacement de la future cicatrice, dissimulée dans un repli naturel. Trois voies d’abord existent :

  • la voie sous-mammaire, dans le sillon sous le sein, que le Dr Binder privilégie : accès direct à la loge, glande et canaux galactophores respectés, cicatrice de quelques centimètres cachée dans le pli ;
  • la voie aréolaire, dans le segment inférieur de l’aréole : discrète, mais elle traverse la glande et suppose une aréole assez large ;
  • la voie axillaire, dans l’aisselle : le sein reste sans cicatrice, mais la création de la loge est moins précise.

La cicatrice est rouge les premiers mois, puis s’éclaircit et s’apprécie à un an ; une protection solaire pendant un an limite sa visibilité. Lire : Correction de cicatrices.

Schéma de trois seins vus de face montrant chacun une voie d’abord pour l’implant : sous-mammaire, aréolaire, axillaire
Les trois voies d’abord pour placer l’implant : par le sillon sous le sein, par l’aréole, par l’aisselle. Illustration adaptée de la fiche d’information de la SOFCPRE « Augmentation mammaire par implants »

L’anesthésie et l’hospitalisation

L’intervention a lieu sous anesthésie générale. La consultation d’anesthésie, obligatoire, se tient au moins 72 heures avant ; l’anesthésiste y recueille vos antécédents et vous informe des risques propres à l’anesthésie. Il faut rester à jeun six heures avant. L’hospitalisation se fait en ambulatoire, avec une sortie le soir, ou avec une nuit à la clinique selon l’heure de l’intervention, l’éloignement du domicile et les gestes associés. Une personne doit vous raccompagner et rester avec vous la première nuit. Lire : L’anesthésie.

L’intervention

Écarteur chirurgical utilisé pour la voie d’abord lors d’une augmentation mammaire par implant
Écarteur utilisé pour la voie d’abord et la création de la loge de l’implant

L’intervention dure une à deux heures. Les dessins préopératoires, réalisés debout, repèrent le sillon et les limites de la loge. Après l’incision, le plus souvent dans le sillon sous le sein, le Dr Binder crée une loge aux dimensions exactes de l’implant, devant ou derrière le muscle pectoral, et contrôle l’absence de saignement. L’implant est glissé dans la loge avec des précautions strictes d’asepsie, sans contact avec la peau, pour limiter le risque d’infection et de coque. La symétrie est vérifiée en position assise. L’incision est fermée par des fils résorbables ; un drain est parfois laissé une nuit. Un pansement compressif est mis en place en fin d’intervention, puis remplacé le lendemain par un soutien-gorge de contention. La sortie a lieu le jour même ou le lendemain.

Augmentation mammaire Prothese premusculaire – Augmentation mammaire par prothèse
Augmentation mammaire Prothese retromusculaire – Augmentation mammaire par prothèse

Les suites et la convalescence

Soutien-gorge de contention porté après une augmentation mammaire
Soutien-gorge de contention porté jour et nuit pendant six semaines (photo publiée avec l’accord de la patiente)
  • Douleurs des premiers jours, surtout une sensation de tension, plus marquées si l’implant est derrière le muscle, calmées par les antalgiques prescrits ; gêne à l’élévation des bras.
  • Gonflement et bleus, parfois asymétriques, qui s’estompent en trois semaines environ ; les seins paraissent d’abord hauts et fermes, puis les implants descendent dans leur loge.
  • Pansements quotidiens pendant quinze jours, fils résorbables ; douche possible dès le deuxième jour ; bain, piscine et mer interdits pendant huit semaines.
  • Soutien-gorge de contention et bandeau portés jour et nuit pendant six semaines. Lire : Soutien-gorge de contention après une augmentation mammaire.
  • Reprise du travail après 8 à 15 jours ; sport interdit pendant huit semaines puis repris progressivement, bas du corps d’abord ; pas de sommeil sur le ventre avant huit semaines. Lire : Sport après augmentation mammaire.
  • Consultations de contrôle dans la première quinzaine, à trois mois et à un an, puis chaque année.

Les risques et complications

L’augmentation mammaire est une intervention chirurgicale à part entière, avec les risques de toute opération et ceux de l’anesthésie, dont l’anesthésiste vous informe. Le tabac majore le risque d’infection, de retard de cicatrisation et de nécrose cutanée : l’arrêt complet, cigarette électronique comprise, est exigé un mois avant et jusqu’à cicatrisation. Lire : La prise en charge du tabagisme péri-opératoire. Les complications propres aux implants font l’objet d’une information écrite obligatoire :

  • hématome dans les premières heures, imposant une reprise au bloc s’il est important ;
  • infection, rare, pouvant imposer le retrait temporaire de l’implant pendant plusieurs mois ; nécrose cutanée, très rare, favorisée par le tabac ;
  • coque, c’est-à-dire un épaississement et une rétraction de la membrane qui entoure l’implant, rendant le sein plus ferme, parfois douloureux ou déformé ; elle peut nécessiter une réintervention ;
  • rupture de l’implant, le plus souvent silencieuse avec un gel cohésif, détectée à l’échographie ou à l’IRM ; elle justifie un retrait ou un changement, programmé sans urgence si elle reste intracapsulaire et sans symptôme ;
  • plis ou vagues visibles, surtout chez les patientes minces, malposition ou déplacement de l’implant ;
  • modification de la sensibilité du mamelon, le plus souvent transitoire ; cicatrices parfois épaissies ;
  • épanchement tardif de liquide autour de l’implant, à explorer par ponction sous échographie ;
  • lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants, cancer rare, et autres cancers très rares de la capsule, détaillés ci-dessous.

Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants

Reconnu comme entité distincte en 2016, ce lymphome est une complication rare mais réelle : incidence estimée entre 0,1 et 5 cas pour 100 000 femmes porteuses d’implants par an, délai médian d’apparition d’environ dix ans, 121 cas diagnostiqués en France au 31 décembre 2024 selon l’ANSM. Presque tous concernent des implants texturés, surtout macrotexturés, retirés du marché français ; aucune association n’est prouvée avec les implants lisses. Le signe le plus fréquent est un épanchement tardif, souvent abondant, qui augmente le volume d’un sein et récidive après ponction ; plus rarement une masse, une rougeur ou un ganglion. Tout gonflement inexpliqué d’un sein à distance de la pose impose une échographie et une ponction pour analyse. Diagnostiqué tôt, ce lymphome guérit le plus souvent par le retrait de l’implant et de sa capsule ; le retrait préventif d’implants lisses chez une patiente sans symptôme n’est pas recommandé.

D’autres cancers très rares de la capsule, de cause encore inconnue, sont signalés par l’autorité sanitaire américaine (FDA) depuis 2022-2023 : carcinomes épidermoïdes et autres lymphomes. Ils se manifestent aussi par un gonflement, une masse ou un épanchement tardif, qui doivent faire consulter.

D’autres cancers très rares de la capsule, de cause encore inconnue, sont signalés par l’autorité sanitaire américaine (FDA) depuis 2022-2023 : carcinomes épidermoïdes et autres lymphomes. Ils se manifestent aussi par un gonflement, une masse ou un épanchement tardif, qui doivent faire consulter.

Les implants ne sont pas posés à vie : leur durée de vie est d’environ 10 à 15 ans en moyenne, et une nouvelle intervention est probable au cours de l’existence. Elle n’est pas systématique à date fixe : elle est proposée en cas de problème ou de souhait de modification. Lire : Quelle durée de vie pour les implants mammaires ?

Le résultat et son évolution dans le temps

Il faut trois à six mois pour que les implants se stabilisent et que les seins retrouvent leur souplesse ; les cicatrices s’apprécient à un an. Le volume reste stable à long terme, en dehors d’une variation de poids importante. La forme et la tenue des seins suivent ensuite l’évolution naturelle de la poitrine avec l’âge et les grossesses, d’autant plus vite que les implants sont lourds et la peau fine. Des imperfections sont possibles : asymétrie résiduelle, fermeté jugée excessive, bord de l’implant perceptible chez les patientes minces, accentuation d’une ptôse avec des implants volumineux. Une correction peut être proposée après quelques mois, une fois les tissus stabilisés, après discussion du bénéfice et des risques d’une réintervention.

Avant et après une augmentation mammaire par implants
Avant et après une augmentation mammaire par implants, de face, photo publiée avec l’accord de la patiente
Avant et après une augmentation mammaire par implants, de face, photo publiée avec l’accord de la patiente
Avant et après une augmentation mammaire par implants, de face, photo publiée avec l’accord de la patiente
Avant et après une augmentation mammaire par implants, de face, photo publiée avec l’accord de la patiente
Avant et après une augmentation mammaire par implants, de face, photo publiée avec l’accord de la patiente

Six patientes, de face, avant et après l’intervention. Photos publiées avec l’accord des patientes. Le résultat varie d’une personne à l’autre et ne peut être garanti. Toutes les photos avant-après

La surveillance des implants dans le temps et l’imagerie

Après la pose, une consultation est prévue dans la première quinzaine, à trois mois et à un an, puis une consultation de contrôle chaque année, auprès du chirurgien, du gynécologue ou du médecin traitant. Une échographie ciblée sur les implants est réalisée à 4, 7 et 10 ans après la pose, puis chaque année, selon le calendrier proposé par la SOFCPRE : c’est l’examen de première intention pour juger de l’intégrité de l’implant. Une IRM est demandée en cas de doute sur une rupture. La mammographie de dépistage suit le calendrier habituel selon l’âge, indépendamment du suivi des implants.

Les implants ne dispensent pas du suivi gynécologique habituel ni du dépistage organisé du cancer du sein. Ils peuvent gêner la lecture des mammographies ; une manœuvre qui repousse l’implant vers l’arrière pour comprimer la glande seule, complétée par l’échographie ou l’IRM, résout le plus souvent la difficulté. Signalez toujours que vous êtes porteuse d’implants, et consultez sans attendre en cas de modification d’un sein ou après un choc violent. Lire : Surveillance des implants mammaires et Imagerie du sein avec des implants mammaires.

Changement ou ablation des implants

Le changement n’est pas systématique passé un certain délai : il est envisagé en cas de rupture, de coque gênante, d’épanchement, de déplacement, ou à la demande de la patiente qui souhaite modifier le volume. L’ablation définitive, avec ou sans remodelage par mastopexie ou lipofilling, est possible à tout moment ; le sein paraît souvent plus vide qu’avant la pose. Le Dr Binder détaille ces interventions, leur devis et les cas de prise en charge sur la page Retrait et changement d’implants mammaires ; les fiches de la SOFCPRE correspondantes figurent en bas de page.

Associations possibles

Un lipofilling réalisé dans le même temps épaissit la couverture de l’implant chez une patiente mince ou corrige une asymétrie : c’est l’augmentation composite. Une mastopexie est associée lorsque l’aréole est basse ; les cicatrices sont alors plus étendues, autour de l’aréole et verticale. Une liposuccion des hanches ou une abdominoplastie après grossesses peuvent compléter l’intervention, à condition que la durée opératoire reste raisonnable.

Cas particuliers

Après grossesse et allaitement. Le sein s’est vidé et la peau est détendue. Il faut attendre au moins six mois après la fin de l’allaitement et un poids stable. Un implant seul suffit si la peau garde sa tonicité ; une mastopexie est associée dans le cas contraire.

Après amaigrissement. Après une perte de poids importante, par régime, chirurgie bariatrique ou traitement par analogues du GLP-1, la peau est souvent en excès et la question du lifting se pose presque toujours. Lire : Chirurgie mammaire après perte de poids sous traitement GLP-1.

Seins tubéreux. Cette malformation de la base du sein associe un sillon trop haut, un pôle inférieur court et une aréole qui bombe. L’implant ne suffit pas : il faut aussi redistribuer la glande, abaisser le sillon et réduire l’aréole. Une prise en charge partielle est possible. Lire : Seins tubéreux.

Asymétrie. Une différence de volume se corrige par des implants de volumes différents, un implant d’un seul côté ou un lipofilling du côté le plus petit. Une asymétrie résiduelle reste possible.

Après cancer du sein. La symétrisation du sein restant après une reconstruction relève de la rubrique Reconstruction du sein. Un antécédent de cancer impose l’accord de l’oncologue et une imagerie récente.

Tarif et prise en charge

L’augmentation mammaire esthétique n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie ; aucun arrêt de travail ne peut être prescrit. Le tarif débute à 6 000 €, frais de clinique, implants et honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste compris ; un geste associé fait l’objet d’un devis complémentaire. Le Dr Binder exerce en secteur 2, à honoraires libres. Une prise en charge partielle existe dans certaines situations reconnues : absence de développement des seins, hypoplasie sévère avec bonnet inférieur à A, asymétrie majeure, malformation comme les seins tubéreux ou le syndrome de Poland, symétrisation après cancer du sein ; un dépassement d’honoraires reste alors à votre charge ou à celle de votre mutuelle, et le tarif débute à 4 000 €. Un devis personnalisé, valable trois mois, est remis en consultation. Voir la page Tarifs et l’article Chirurgie esthétique : quel remboursement possible ?

Questions fréquentes

Peut-on être enceinte et allaiter après la pose d’implants ?

Oui. Une grossesse est possible sans danger pour la mère ni pour l’enfant, et l’allaitement reste possible dans la plupart des cas, d’autant plus que la voie sous-mammaire ne traverse pas la glande. Il est conseillé d’attendre au moins six mois après l’intervention.

Les implants augmentent-ils le risque de cancer du sein ou de maladie auto-immune ?

Les études internationales n’ont pas montré d’augmentation du risque de cancer du sein ni de maladie auto-immune chez les femmes porteuses d’implants. Le cancer le mieux connu lié aux implants est le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC-AIM), rare et surtout associé aux implants texturés, que le Dr Binder n’utilise plus ; de très rares carcinomes épidermoïdes et d’autres lymphomes de la capsule ont aussi été signalés depuis 2022 par l’autorité sanitaire américaine (FDA). Les implants peuvent gêner la lecture des mammographies : signalez-les toujours.

Quelle est la durée de vie des implants ?

Elle est variable et ne peut être garantie : environ 10 à 15 ans en moyenne, et certaines patientes gardent leurs implants plus longtemps. C’est une moyenne, pas une date de péremption. Une consultation de contrôle est conseillée chaque année, avec une échographie à 4, 7 et 10 ans puis chaque année ; un changement est discuté dès qu’une modification de consistance ou de forme apparaît.

Les implants sont-ils garantis ?

Oui. Les implants habituellement posés par le Dr Binder bénéficient d’une garantie à vie de leur fabricant : en cas de rupture ou de coque marquée, de nouveaux implants sont fournis gratuitement ; l’intervention de changement reste à votre charge. La demande est faite par le chirurgien, avec votre carte d’implant. Voir la garantie du fabricant.

Faut-il changer les implants tous les dix ans ?

Non. Le changement n’est pas systématique passé un délai donné : il est décidé en cas de rupture, de coque gênante, d’épanchement, de déplacement ou d’un souhait de modifier le volume. Tant que l’examen clinique et l’échographie sont normaux, des implants anciens peuvent être conservés sous surveillance.

Quel volume choisir ?

Le volume se choisit en consultation, en fonction de la largeur du thorax, de la quantité de glande et de peau et du résultat souhaité. L’essai de prothèses dans un soutien-gorge aide à se projeter. Un implant trop volumineux pour les tissus expose à un résultat artificiel et à une ptôse précoce.

Devant ou derrière le muscle ?

Devant le muscle dans la plupart des cas : le sein garde une forme stable au repos comme à l’effort. Derrière le muscle quand la couverture de peau et de graisse est trop fine pour masquer le bord de l’implant ; les suites sont alors un peu plus douloureuses et le sein peut bouger à la contraction.

Quelle cicatrice restera-t-il ?

Avec la voie sous-mammaire, une cicatrice de quelques centimètres dans le pli sous le sein, invisible debout et masquée par le soutien-gorge ou le maillot. Rouge les premiers mois, elle s’éclaircit et s’apprécie à un an. Les cicatrices élargies ou épaissies sont rares et peuvent être améliorées par une petite reprise.

Quand reprendre le travail et le sport ?

Un travail sédentaire se reprend après 8 à 15 jours, un travail physique après trois à quatre semaines. Le sport est interdit pendant huit semaines, puis repris progressivement, en commençant par la marche et le bas du corps ; les activités sollicitant les pectoraux et les sports à impact viennent en dernier.

Peut-on dormir sur le ventre après une augmentation mammaire ?

Pas tout de suite. Les premières semaines, il est conseillé de dormir sur le dos, le buste légèrement surélevé, avec le soutien-gorge de contention porté jour et nuit pendant six semaines. La position sur le côté est reprise progressivement ; le sommeil sur le ventre est possible après huit semaines, une fois les implants stabilisés et les seins moins sensibles. Le Dr Binder vous le confirme lors de la consultation de contrôle.

Que faire si un sein gonfle plusieurs années après la pose ?

Un gonflement d’un seul sein, à distance de la pose, peut traduire un épanchement autour de l’implant, une rupture ou, rarement, un lymphome associé aux implants. Il ne faut pas attendre : consultez le Dr Binder ou votre médecin, qui prescrira une échographie et, si besoin, une ponction du liquide pour analyse.

Comment se préparer ?

Arrêt du tabac un mois avant, consultation d’anesthésie, imagerie des seins selon l’âge, achat de la contention, préparation de la peau par douches antiseptiques, organisation d’un accompagnant pour la sortie et les premiers jours. Lire : Bien se préparer pour une opération et L’anesthésie.

Documents d’information

Références

Recommandations et publications françaises :

  • Vanaret J, El Ayoubi M, Cornette De Saint Cyr B, Auquit-Auckbur I, Coquerel-Beghin D. Surgical practices of cosmetic breast augmentation by implants among 411 French plastic surgeons. Ann Chir Plast Esthet 2022;67(4):183-188. doi:10.1016/j.anplas.2022.05.006
  • Bosc R, Dao TH, Haioun C. Prothèses mammaires et cancer : le lymphome anaplasique à grandes cellules sur implants mammaires. Ann Chir Plast Esthet 2026;71(1):93-103. doi:10.1016/j.anplas.2025.11.004
  • Gardeil L, Delpierre V, Auquit Auckbur I. L’allaitement après une chirurgie mammaire. Ann Chir Plast Esthet 2022;67(5-6):291-296. doi:10.1016/j.anplas.2022.06.006

Publications internationales :

  • Clemens MW, Jacobsen ED, Horwitz SM. 2019 NCCN Consensus Guidelines on the Diagnosis and Treatment of Breast Implant-Associated Anaplastic Large Cell Lymphoma (BIA-ALCL). Aesthet Surg J 2019;39(Suppl 1):S3-S13. doi:10.1093/asj/sjy331
  • Alderhali R, Jamel WA, Dehnadi S, Seth I, Khajuria A. Implant Pocket Plane Selection in Primary Breast Augmentation: A Meta-Analysis and Systematic Review of Complication Profiles. Aesthetic Plast Surg 2026;50(11):3979-3987. doi:10.1007/s00266-026-05706-5
  • Kabir R, Stanton E, Sorenson TJ, Hemal K, Boyd CJ, Karp NS, et al. Breast Implant Illness as a Clinical Entity: A Systematic Review of the Literature. Aesthet Surg J 2024;44(9):NP629-NP636. doi:10.1093/asj/sjae095
  • Santanelli di Pompeo F, Firmani G, Stanzani E, Clemens MW, Panagiotakos D, Di Napoli A, et al. Breast Implants and the Risk of Squamous Cell Carcinoma of the Breast: A Systematic Literature Review and Epidemiologic Study. Aesthet Surg J 2024;44(7):757-768. doi:10.1093/asj/sjae023